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Welcome ! Bienvenue à ma remise personnelle des oscars et des gérards du cinéma mondial ! Vous trouverez ici des strass, du people, des paillettes, du mousseux, des spots, du bodyguard, mais surtout et par dessus tout : du partage !

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« Ecoute Bernard... J’crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est oublies qu’t’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher... " Gilbert, Les bronzés font du ski.

 

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"- Vous voulez terminer comme ces poulets ? Vous voulez mourir Bramard ? Décapité, vidé, plumé, c’est ça qu’vous voulez ?
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L'écologie tend à combler le fossé que l'industrie a creusé entre l'homme et les animaux.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:24

American History X

 

Bonsoir, aujourd'hui j'ai décidé de porter mon attention et la vôtre sur un de mes films préféré:American History X, et plus particulièrement sur la façon dont ce film traite de la ségrégation raciale contemporaine aux Etats-Unis, et la difficulté dans les relations noir/blanc dans les quartiers pauvres.

En fait cet article est destiné à ceux qui ont le film chez eux, ou qui ont un moyen de le visionner (streaming, téléchargement ...), et sert d'appui à une réflexion sur les thèmes du néonazisme et du fascisme moderne. En visionnant le film pour la énième fois, j'ai noté et fait une liste des scènes qui servent à représenter ces thèmes là. J'en ai dénombré 13, et ainsi je vous livre un court résumé de ces scènes. Mais d'abord voici le synospsis du film :

 
A travers l'histoire d'une famille américaine, ce film tente d'expliquer l'origine du racisme et de l'extrémisme aux États-Unis. Il raconte l'histoire de Derek qui, voulant venger la mort de son père, abattu par un dealer noir, a épousé les thèses racistes d'un groupuscule de militants d'extrême droite et s'est mis au service de son leader, brutal théoricien prônant la suprématie de la race blanche. Ces théories le mèneront à commettre un double meurtre entrainant son jeune frère, Danny, dans la spirale de la haine.


 

Scène 1 : (10:35 → 11:45)
Scène dans les toilettes du lycée. Un jeune lycéens blanc se fait violenter par trois jeunes noirs, Danny intervient, leur tient tête, et ils finissent par décider de s'en aller.

Cette scène qui intervient dès le début du film est particulièrement pertinente puisqu'elle illustre tout de suite le conflit qu'il existe entre les deux "races" (notez bien les guillemets), ainsi que les différentes manière de réagir face à ce conflit : Le jeune blanc se laisse maltraiter car il n'a pas le courage de faire face, tandis que Danny leur tient tête sereinement.



Scène 2 : ( 13:40 → 15:10)
Interview de Derek à la mort de son père, quelques années plus tôt. Il affirme que ce sont des « nègres » qui l'ont tué par racisme, et déclare que tous les problèmes des États Unis viennent des immigrés.

C'est une des premières image que l'on a de Derek (hormis la scène du double meurtre), et c'est celle qui va ajouter la parole aux gestes pour la première fois. Pour la première fois ce n'est plus simplement les noirs qui se battent contre les blancs et vis versa, c'est une idéologie (néonazie) qui se crée au sein de la jeunesse blanche, en réponse à la haine ambiante et grandissante.



Scène 3 : ( 15:10 → 21:24)
Danny parle rapidement de la situation de clivage dans la ville. Puis, flash back au moment d'un match de basket entre blancs et noirs pour le gain à vie du terrain.

Bien que les insultes racistes fusent de toutes parts entre blancs et noirs, l'ambiance est plus détendue à priori qu'elle ne l'est "au moment des faits réels", la preuve en est que les blancs et les noirs jouent au basket ensemble, chose qui n'est plus le cas dans le "présent". Cependant ce n'est que de courte durée puisqu'à la suite de ce match, les perdants n'auront plus le droit de revenir sur ce terrain, enterrinant encore un peu plus la situation de clivage.



Scène 4 : ( 33:30 → 36:25)
Discours de Derek dans le but de mobiliser sa bande face « aux dangers de l'immigration ». Discours très violent et raciste, très représentatif de la pensée skinhead.

Scène très violente psychologiquement (discours au fascisme très prononcé), qui est ensuite suivie d'une autre scène très violente visuellement cette fois, puisque les skinheads se ruent dans le magasin et aggresse de manière extrêmement sauvage les employés. C'est une des scènes les plus violentes du films, et elle représente le caractère "concret" de cette haine, qui n'est pas seulement dans les esprits mais aussi dans les actes.



Scène 5 : ( 39:00 → 46:45 )
Conflit lors d'un repas familial en présence du nouveau beau-père des Vinyard. Très vite le débat s'échauffe et finit par exploser, le racisme de Derek est omniprésent.

Encore une scène très très violente verbalement, et je tiens à souligner le formidable jeu d'acteur d'Edward Norton dans cette scène, ainsi que dans toutes celles du même genre. Ici l'idéologie de Derek gagne encore en ampleur car elle le pousse à s'attaquer à sa propre famille ! Il frappe sa soeur ainsi que sa propre mère, et insulte avec une violence inouie le nouveau petit ami de celle-ci, qui est de confession judaique. Un cap est franchi.



Scène 6 : (1:06:00→ 1:08:12)
Arrivée de Derek en prison, où certainement tous les noirs veulent sa peau.

La situation semble se retourner pour Derek, il arrive en prison où il n'a plus aucun ami pour le défendre ou le soutenir, et il se sait à la merci des autres prisonniers d'origine noire ou latino, qui le connaisse et qui n'ont surement qu'une envie, de le planter. Afin "d'annoncer la couleur tout de suite" comme il le dit lui-même, durant la "promenade", il se met torse nu, exhibant son tatouage de croix gammée, ce qui attire immédiatement tous les regards sur lui, notamment ceux du groupe de blacks à côté de lui. Heureusement pour lui, il est remarqué par le clan des skinhead de la prison qui vont le prendre sous leur aile.  

Cette scène est importante car elle montre que même en prison , les clivages éthniques et la haine reste, et sont même encore plus dangereux !



Scène 7 : ( 1:09:00→ 1:10:22 )
Scène de rencontre entre Derek et le jeune noir qu'il rencontre en prison, et la fameuse réplique de ce dernier : « En prison c'est pas moi le nègre, c'est toi. »

Cette réplique est des plus pertinente, elle résume très bien la situation de Derek en prison, et elle marque peut-être le début de sa remise en cause personnelle...

Scène 8 : (1:14:07→ 1:15:42)
L'ami noir de Derek fait une caricature assez marrante des skinhead.

C'est le cinéaste lui-même qui tourne en dérision l'idéologie néonazie à travers cette caricature hilarante. "On est là pour casser du nègre. Un nègre c'est quoi ? J'vais vous dire, un nègre, c'est un nègre, voilà tout", le tout avec un drap blanc pointé sur la tête pour représenter le vêtement du Ku Klux Klan. Ici le jeune noir semble faire une imitation du discours qu'a tenu Derek devant les jeunes néonazis en début de film.



Scène 9 : ( 1:23:37→ 1:26:31 )
L'ancien prof de Derek vient le voir en prison, et Derek commence à remettre en question son idéologie néo-nazie.

Cette scène marque le moment où Derek se rend compte de la vérité, s'aperçoit que son idéologie est fausse, et décide d'en changer une bonne fois pour toute. Il va aussi décider d'aider Danny à en sortir également. Cette scène montre que peut importe jusqu'où on est allé dans l'idéologie fasciste, on peut toujours en sortir si on a le bon guide (en l'occurence son ancien professeur)



Scène 10 : (1:27:03 → 1:29:10)
Dialogue entre Derek et son ami noir. Puis Derek flippe car il a perdu ses amis blancs qui le « protégeaient » des autres prisonniers. Il est seul face à son destin, et il peut se faire tuer à chaque seconde.

Pourquoi cette scène est intéressante ? Car c'est alors que Derek sort de son idéologie qu'il devient le plu vulnérable. On se rend compte que le nazisme était pour lui comme une carapce qui le protégeait du monde extérieur, un monde qu'il doit désormais affronter seul.



Scène 11 (1:30:31→ 1:31:50)
Derek explique à son frère Danny comment il s'est sorti de l'idéologie nazie.

Très belle scène pleine de vérité, tout simplement. A voir et à comprendre.



Scène 12 ( 1:34:25→ 1:38:00)
Quelques années plus tôt, le père de Derek qui « endoctrine » son fils, ce qui plus tard va le pousser au nazisme.

Il faut un début à toute chose, même aux pires. Cette scène montre un repas banal en famille, alors que le père de Derek est encore en vie. Derek lui parle des cours et la discussion dérive sur des questions raciales. On se rend compte que le père de Derek est profondément raciste, bien qu'il s'en cache au début, et que Derek, même si au départ n'est pas d'accord avec lui, fini par gober toutes ses paroles et à émettre lui-même des jugements à l'encontre de la population noire. C'est un peu le début d'une idéologie qui va germer en lui. Le cinéaste nous montre l'importance de l'éducation dans ce genre de cas.



Scène 13 : (1:46:18 → 1:50:25 )
Mort de Danny + discours sur la haine etc...

Une fin parfaite, un discours magnifique qui va à l'encontre de toutes les idéologies incitant à la haine, et cette merveilleuse dernière réplique de Danny, alors mort : "la haine est une saloperie, la vie est trop courte pour passer son temps à avoir la haine,  ça n'en vaut pas la peine". Perfect.

 

 

Voilà, cet article assez inhabituel pour moi se termine ici. J'espère que les fans du film auront apprécié et auront partagé mes impressions quand à cet aspect là de l'oeuvre. Pour ceux qui ne connaissent pas American History X, juste 2 mots : Regardez le ! Vous avez tout à y gagner, c'est une pépite artistique avec un vrai fond, de vraies idées.

 

A bientôt les cinéphiles !

 

Bastien


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Published by Babou-69 - dans Drame - Romantique
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