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Welcome ! Bienvenue à ma remise personnelle des oscars et des gérards du cinéma mondial ! Vous trouverez ici des strass, du people, des paillettes, du mousseux, des spots, du bodyguard, mais surtout et par dessus tout : du partage !

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L'écologie tend à combler le fossé que l'industrie a creusé entre l'homme et les animaux.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 18:14

Réalisateur : Roger Avary

Acteur : Eric Stoltz, Jean-Hugues Anglade, Julie Delpy...

Sortie : 1994

Genre : Thriller

Nationalité : Américain / Français

Durée : 1h38

 

Note décernée : 14/20


 

Synopsis :

 

Interdit aux moins de 16 ans

Zed, jeune gangster américain, se rend en France sur l'invitation d'Eric, ami de longue date. Ce dernier a un projet énorme: le braquage d'une des plus grosses banques de la capitale, ouverte pendant la fête du 14 juillet.

 

 

 

               Replaçons tout d'abord le sujet dans son contexte. Qu'est-ce que Killing Zoe ? C'est le premier film de Roger Avary, grand ami et collaborateur de Quentin Tarantino, ayant notamment participé à l'écriture de quelques scènes de Pulp Fiction... Vous comprenez peut-être mieux pourquoi j'ai choisi de vous présenter ce film ?

Killing Zoe est d'ailleurs produit par Tarantino, et on remarque que les styles cinématographiques des deux hommes sont assez similaires.

               Killing Zoe raconte l'histoire de Zed (Erci Stoltz), un trentenaire américain, gangster en voyage "d'affaire" sur Paris, où il vient en réalité retrouver son ami d'enfance Eric (Jean-Hugues Anglade), ainsi que toute sa bande de junkies, afin d'organiser le braquage d'une banque le 14 juillet.

               Le scénario, entièrement linéaire (ce qui est regrettable, je trouve), et d'une durée très correct, (1h38, très raisonnable pour un thriller de ce genre) peut se découper en 3 parties, correspondant chacune à une journée en temps filmique, et que l'on peut qualifier ainsi :

- 1ère partie/jour : Sexe

- 2de partie/jour : Drogue

- 3ème partie/jour : Violence

                   En effet le début du film raconte l'arrivée de Zed à Paris. Il loue une chambre d'hotel luxueuse, et fait venir une prostituée : Zoe (ici en photo), jeune étudiante française. Les 20 premières minutes du film leur sont totalement dédiées, en huit-clos dans la chambre d'hôtel, et bien sur comme on peut s'y attendre, ils finissent par se sauter dessus. Se passe alors la chose suivante, ils tombent, en un soir certes mais ils tombent quand même, très amoureux l'un de l'autre. Quand soudain, au milieu de la nuit, Eric, l'ami d'enfance de Zed débarque, très heureux de retrouver son vieil ami, et, ne pensant pas à mal, flanque littéralement à la porte Zoe, ne songeant pas qu'il brise, par ce geste, la relation naissante des deux tourtereaux. Bizarrement Zed ne semble pas broncher, et on arrive alors à la seconde partie du film, dont le thème principal est la drogue.

Zed rejoint en effet la bande d'Eric, et ensemble font un long tour de Paris, essayant une bonne dizaine de drogues (dures) différentes, jusqu'au bout de la nuit.

Le lendemain, et donc en troisième partie, on arrive au fameux casse, placé sous le signe de la violence, violence aisément palpable grâce à la quantité d'hémoglobine déversée en une demie heure.

 

               Que dire d'un tel scénario ? Tout d'abord, il est assez simple en soit, il n'y a pas de grands bouleversements, de grands retournements de situation, seulement une histoire qui arrive à son terme. Simple certes, mais efficace. Très peu de blanc, beaucoup de mouvement, bref on ne s'ennuie pas.

               En fait, on retrouve le même phénomène que chez Tarantino, c'est à dire que l'accent est plus porté sur les personnages que sur l'histoire. Les personnages doivent être très originaux, et c'est eux qui vont faire du film ce qu'il est. Peu importe ce qu'ils font, ils doivent créer le décalage et rendre la situation exceptionnelle. Personnellement je trouve que c'est  une façon efficace d'envisager le cinéma, car il est plus simple de construire un personnage qu'une situation, et le spectateur s'amuse plus des gens que des choses.

Non le problème avec Killing Zoe, c'est que le personnage principal, Zed, est le seul personnage qui ne répond pas à ce fameux critère d'extraordinarité ! Au lieu d'avoir un personnage exceptionnel plongé dans une situation banale, Zed (en photo ici) est un personnage banal, commun, plongé dans une situation complètement folle, et c'est TRES dommage, puisque de ce fait, il est le seul personnage du film qui ne nous intéresse pas du tout, car en même temps il est plus dur de s'identifier à lui, à la vue de son métier, ou de son apparence (il a l'air d'un viking). En revanche les personnages secondaires sont tous plus géniaux les uns que les autres. A comencer par Eric, drogué jusqu'à la moelle, assez hystèrique et complètement démentiel lors du casse. Ou encore Zoe (Julie Delpy), dont la beauté n'a d'égal que l'improbabilité de sa vie et de son caractère. Ou bien même tous les autres membres de la bande, tous plus camés, dégénérés et plus fous les uns que les autres.

 

               J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le jeu d'acteur de J.H Anglade (Eric, ici en photo), même si c'est vrai que le personnage qu'il doit incarner n'est pas des plus difficiles, il brille tout de même vraiment dans ce rôle. L'acteur principal, Eric Stoltz (Zed), est quand à lui pas mauvais du tout, mais son jeu est, contrairement à celui de Anglade, très discrédité par son personnage, qui comme je vous l'ai dit, est assez barbant.

              Le rythme effrené du film, la sensualité de la première partie, la folie de la seconde et le suspens de la troisième partie sont très bien mis en scène par Roger Alvary, qui, sans disposé d'un budget colossal (1,5 million), arrive à placer son film légèrement au dessus de beaucoup de block-busters du même genre, qui n'ont pas la finesse dont dispose Killing Zoe. Sa musique électro, et son ambiance tantôt charmante, tantôt poisseuse, aspire le spectateur dans l'histoire.

 

               Ce film n'est, certes, pas de ceux qui marquent, mais est de ceux qui ont une très grande capacité à divertir avec peu de moyen, et même si la finition n'est pas parfaite, l'oeuvre dans son ensemble mérite largement d'être vue !

 

Ah et dernière chose... A voir en VO (sous-titrée)... D'abord parce que la vf est nulle, et en plus parce que les personnages parlent souvent en français, et alternent avec l'anglais, et qu'en tant que français c'est juste génial de pouvoir tout comprendre, notamment les gros mots en français, qui sont juste fantastiques avec l'accent anglais bordel !

 

 

TOTAL (/20)   14
Originalité / Scénario (/5)   3
Acteurs / Interprétation (/5)   4
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)
  3
Photographie (décors, images, musique...) (/5)

  4

 

 

 

 

 

Bande-annonce :

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Published by Babou-69 - dans Thriller - Policier
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