Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Incipit

Welcome ! Bienvenue à ma remise personnelle des oscars et des gérards du cinéma mondial ! Vous trouverez ici des strass, du people, des paillettes, du mousseux, des spots, du bodyguard, mais surtout et par dessus tout : du partage !

Alors dévalez le tapis rouge à toute vitesse et venez lire, apprécier et commenter les critiques cinématographiques de ce blog ! Thank you !

 

 <<Le cinéma, c’est l’écriture moderne dont l’encre est la lumière.>>

Recherche

Script

"Vous connaissez ma femme ? Elle est belle hein ?" Le chef, RRRrrrr !!!

 

« Ecoute Bernard... J’crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est oublies qu’t’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher... " Gilbert, Les bronzés font du ski.

 

  "J’adore l’odeur du Napalm au petit matin " Apocalypse now.

   

"- Vous voulez terminer comme ces poulets ? Vous voulez mourir Bramard ? Décapité, vidé, plumé, c’est ça qu’vous voulez ?
  - Si c’est pour garder mes poules, oui !"OSS 117.

 

"Plutôt que l'amour, que l'argent, que la foi, que la célébrité, que la justice... donnez-moi la vérité" Into the wild.


L'écologie tend à combler le fossé que l'industrie a creusé entre l'homme et les animaux.

Je compense le carbone de mon blog avec les Petits gestes écolos de bonial.fr
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 18:48

                    Bonsoir tout le monde, ce soir je viens vous faire part de deux films que je souhaitais visionner depuis fort longtemps, et que je n'ai finalement regardé que cette semaine, il s'agit de REQUIEM FOR A DREAM, et de TRAINSPOTTING. Vu que les deux films sont assez proches sur le fond comme sur la forme, je me lance dans un exercice nouveau pour moi : la comparaison !

Je sais que beaucoup d'entre vous connaissent déjà ces films, et penseront n'avoir rien à apprendre de cet article, alors je demanderai à ceux-ci, s'ils le veulent bien, de ne pas passer leur chemin, mais plutôt de donner leur propre avis sur les films ! Partagez avec nous ce que vous en avez pensé, c'est important ! Tiens d'ailleurs je me lance en premier... ;)

 

 

 

 

Réalisateur : Darren Aronofsky

 

Acteurs : Jared Leto, Ellen Burstyn, Jennifer Connelly...

 

Sortie le : 21 mars 2001

 

Genre : Drame

 

Nationalité : Américain

 

Durée : 1h50

 

Synopsis :

Sa mère (Sarah Goldfarb), quant à elle, rêve de passer un jour à la télévision ; c'est alors qu'elle décide de commencer un régime draconien à coups de privations extrêmes et de pilules amaigrissantes, afin de rentrer dans une ancienne robe quand le grand jour sera venu...

On assiste alors à la chute de ces quatre personnages. Une inquiétante et oppressante descente aux enfers où la fin justifie les moyens pour parvenir à se procurer sa dose.

 

 



 

 

 

Réalisateur : Danny Boyle

 

Acteurs : Ewan McGregor, Ewen Bremmer, John Lee Miller...

 

Sortie en : Mai 1996

 

Genre : Drame

 

Nationalité : Britannique

 

Durée : 1h34

 

Synopsis :

 

Trainspotting décrit la vie tragi-comique d'un groupe de jeunes marginaux, accros à l'héroïne, dans la ville d'Édimbourg.

Au chômage, comme la plupart des jeunes Écossais de sa génération, Mark Renton traîne dans la banlieue d’Édimbourg avec ses copains Sick Boy (un cinéphile tombeur de filles), Spud (un gentil crétin), Begbie (un dangereux désaxé cherchant toujours la bagarre) et Tommy (un adepte de la musculation). Pour tromper leur ennui, ils volent, arnaquent et prennent de l’héroïne, sauf Begbie (qui s’en tient à l’alcool) et Tommy (qui ne touche à rien et mène une vie saine). Entre une séance de drogue dans l’antre du dealer Swanney et une tentative de décrochage grâce à des suppositoires à l'opium fournis par Mikey (un autre trafiquant), Renton (Ewan McGregor) courtise Diane, une jeune fille délurée.

Au fil de ses tentatives de décrocher, il pose un regard lucide sur sa condition de drogué et sur la déchéance de son groupe d'amis.

 

 

 



 

 

 

               Sorti 4 ans après le fameux Trainspotting de Danny Boyle, avec Ewan McGregor, Requiem For a Dream lui est en bien des points similaires, et c'est pourquoi je fais ce parallèle entre les deux films. Sur le fond tout d'abord, car les deux films ont des thèmes communs et des thèses communes. Les thèmes abordés dans les deux films sont la drogue comme échapatoire, le manque, l'abstinence, la souffrance, ou encore les relations humaines. Les thèses communes sont que la drogue "c'est bien au début, c'est moins cool par la suite" (pour faire grossier), ou encore que "la drogue est unificatrice d'hommes, mais c'est une fausse union qui s'en va avec la drogue elle-même".

               Sur la forme également les deux films ont de grandes similitudes. Tout d'abord les deux films ont des réalisations très particulières, atypiques même, et c'est peut-être ce qui font d'elles de si grandes oeuvres cinématographiques. Les deux réalisateurs s'amusent, et il y a de quoi faire lorsque le thème principal est la drogue. Des images choquantes, des slow-motions, des accélérés, et encore pleins d'effets implaçables dans des films "normaux", mais qui deviennent utilisables et mêmes très utiles dans de tels cas. Autre similitude sur la forme, le fait que l'on suive la vie d'un junkie, tantôt interprété par Jared Leto & tantôt interprété par Ewan McGregor (dans Trainspotting).

De mon point de vue, c'est Ewan McGregor qui a le meilleur jeu d'acteur entre les deux, on sent vraiment son investissement physique comme psychologique dans le film, et puis il faut dire aussi que McGregor (bien que ce ne fut alors que son début de carrière) est un des meilleurs acteurs de sa génération. Comme je l'ai dit on suit donc la vie d'un junkie, et chose plus intéressante, dans les deux films, on voit clairement l'évolution des relations du personnages avec ses proches (amis ou famille). Au début des deux films, la drogue leur permet d'avoir des liens forts avec leurs amis (aussi junkies), et au contraire très tendus avec leur famille. Plus le personnage va s'enfoncer dans la toxicomanie, plus il va perdre pied, plus les liens quasi-fraternels qu'il entretenait avec ses amis vont se détériorer, et plus les liens familiaux vont se refaire puissants (chose nettement plus visible dans Trainspotting concernant les liens familiaux.).

 

 

               Néanmoins ces deux films, loin de n'avoir que des points communs, entretiennent également des différences, et notamment des différences dans les intentions du cinéaste. Lorsque l'on regarde Requiem For a Dream jusqu'au bout, il n'est pas bien compliqué de se rendre compte que le film a un seul et unique but : Nous dégouter de la drogue. Il suffit de voir la dernière scène, assez immonde, et la façon dont finissent chacun des personnages principaux pour le comprendre. Le cinéaste fait ainsi un immense contre-pied à son propre début de film, qui ressemble plus à une apologie de la drogue (argent facile, bons moments entre amis, amour fou etc..). Il utilise la technique de la concession : D'abord il concède le fait que la drogue permet de monter au 7ème ciel, pour finalement démonter cette thèse en montrant tous les aspects négatifs qu'engendre cette même drogue, élémentaire mon cher Darren Aronofsky ! On remarque aussi une certaine critique de la société de consommation, incarnée par la mère du personnage principal.

Le but du film de Danny Boyle est lui plus flou, ou bien peut-être qu'ils sont multiples. Tout d'abord il y a toujours cette notion de dégouter de la drogue. La scène de désintoxication est assez horrible, et le personnage secondaire de Tommy n'existe clairement que pour montrer ce qu'il serait arrivé au héros s'il n'avait pas décroché. Mais on peut trouver d'autres motivations du cinéaste dans Trainspotting. Il y a d'abord la volonté de raconter une véritable histoire, ce qui vient peut-être du fait que l'histoire est tirée d'un roman (de Irvine Welsch). Le résultat est qu'en plus d'être un film avec un morale (comme Requiem for a dream), il est aussi un film avec une vraie intrigue, chose que l'on ne retrouve pas dans l'autre film, dont le scénario n'est pas fait pour plaire, mais simplement pour nous amener à la situation finale, qui, elle, contient tout le sens moral du film ("Ne pas toucher à la drogue"). Egalement, Trainspotting a une véritable dimension sociologique, que l'on comprend dès le début avec le monologue du personnage central, un peu dans le style de Fight Club (à retrouver en toute fin d'article !!), une vraie critique de la société de consommation et de la vie en général, qui est selon le personnage, ce qui l'a poussé à la drogue. Cette dimension sociologique revient plusieurs fois dans le film notamment lorsque le personnage parle des raisons qui l'amènent à se droguer et qu'il explique, en parlant des parents qui cherchent à comprendre leurs enfants, qu'ils "oublient souvent de prendre en compte la notion de plaisir" présente lors de la prise de drogue. Et il ajoute presque cyniquement : "sinon, on ne le ferait pas". De plus, à la fin du film, le cinéaste démonte sa propre thèse de début, qui semblait pourtant sincère, en affirmant qu'il "choisit la vie", et donc tout ce qui va avec (société de consommation, travail, relations, embrouilles etc...). Bref, le film est beaucoup plus varié en terminologies... Enfin en "buts" quoi, on s'est compris !

 

En plus de cela, je trouve que Trainspotting nous représente mieux les effets que peut avoir la drogue sur une personne, surtout les effets "positifs" je veux dire. On voit très nettement le bonheur dans les yeux des junkies juste après le shoot d'héroine, tandis que dans Requiem for a dream, tout semble plus retenu, voir caché. En revanche, Requiem for a dream, de part ses images choquantes, est plus habile à nous en montrer les effets néfastes.

 

               Un autre sujet sur lequel on peut départager les deux films, c'est sur le sujet de l'utilisation de la lumière. Dans Trainspotting rien à dire, Danny Boyle s'en sort à merveille. En revanche je trouve qu'Aronovsky a quelque peu baclé cet aspect là de la technique. Parce qu'avec un thème de base aussi tordu que celui de la drogue, la lumière peut être une grande source de création voir d'innovation, et à mon avis Requiem for a dream manque d'inventivité à ce niveau là.

 

               Mis à part tout cela, il nous reste à parler des deux BO. Elles sont toutes deux géniales. Bien sur tout le monde connait de près ou de loin, pour peu qu'il l'entende, l'air de la bande son de Requiem For A Dream, réutilisé un nombre incalculable de fois depuis la sortie du film. Ce thème musical qui va crescendo est très marquant et magnifiquement utilisé par le cinéaste. Du côté de Trainspotting, la B.O est beaucoup plus variée, allant de la pop au rap en passant par de l'éléctro, elle nous fait très bien entrer dans "l'ambiance" du film. Néanmoins j'ai quand même une préférence pour celle du premier film, parce qu'avec un seul son nous donner autant d'émotions, c'est très fort !

 

 

Voilà, c'était la première fois que je comparais ainsi deux films, j'espère que vous aurez apprécié, je réitererais alors surement si c'est le cas !

En attendant passez du bon temps, foncez dans le cinéma le plus proche, et n'oubliez pas qu'un nouveau concept va bientôt débarquer sur le blog !

A vous maintenant, faites pèter les commentaires svp !

 

 

Note de Requiem for a Dream :

 

TOTAL (/20)   14
Originalité / Scénario (/5)   3
Acteurs / Interprétation (/5)   4
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)
  4
Photographie (décors, images, musique...) (/5)

   3

 

 

 


 

 

 

Note de Trainspotting :

 

TOTAL (/20)   17
Originalité / Scénario (/5)   4
Acteurs / Interprétation (/5)   5
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)
  4
Photographie (décors, images, musique...) (/5)

   4

 

 

 


 

"Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boites électroniques, choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle, choisir les prêts à taux fixe, choisir son petit pavillon, choisir ses amis, choisir son survet' et le sac qui va avec, choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissu de merde, choisir de bricoler le dimanche matin en s'interrogeant sur le sens de sa vie, choisir de s'affaler sur ce putain de canapé, et se lobotomiser aux jeux télé en se bourrant de MacDo, choisir de pourrir à l'hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu'on fait honte aux enfants niqués de la tête qu'on a pondu pour qu'ils prennent le relais, choisir son avenir, choisir la vie.
Pourquoi je ferai une chose pareil ? J'ai choisi de ne pas choisir la vie
J'ai choisi autre chose, les raisons... Y' a pas de raison. On a pas besoin de raison quand on a l'héroïne."

Partager cet article

Repost 0
Published by Babou-69 - dans Drame - Romantique
commenter cet article

commentaires

Elisounette 13/12/2012 13:36


Yop mon pote! Premier commentaire, sois indulgent ;)


Je n'ai pas vu Trainspotting, mais je viens quand même donner mon avis! J'ai trouvé Requiem for a dream absolument terrifiant, envoutant, tant par sa bo que par son histoire et c'est pour ça que
je ramène ma fraise ici, regardez ce film gentes messieurs, dames! C'est une analyse très interessante que tu nous livres ici! Congratulations :)

Babou-69 13/12/2012 15:00



Merci Elisounette, "pouce en l'air" pour ton premier commentaire qui je l'espère ne sera pas le dernier ! ^_^