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Incipit

Welcome ! Bienvenue à ma remise personnelle des oscars et des gérards du cinéma mondial ! Vous trouverez ici des strass, du people, des paillettes, du mousseux, des spots, du bodyguard, mais surtout et par dessus tout : du partage !

Alors dévalez le tapis rouge à toute vitesse et venez lire, apprécier et commenter les critiques cinématographiques de ce blog ! Thank you !

 

 <<Le cinéma, c’est l’écriture moderne dont l’encre est la lumière.>>

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"Vous connaissez ma femme ? Elle est belle hein ?" Le chef, RRRrrrr !!!

 

« Ecoute Bernard... J’crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est oublies qu’t’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher... " Gilbert, Les bronzés font du ski.

 

  "J’adore l’odeur du Napalm au petit matin " Apocalypse now.

   

"- Vous voulez terminer comme ces poulets ? Vous voulez mourir Bramard ? Décapité, vidé, plumé, c’est ça qu’vous voulez ?
  - Si c’est pour garder mes poules, oui !"OSS 117.

 

"Plutôt que l'amour, que l'argent, que la foi, que la célébrité, que la justice... donnez-moi la vérité" Into the wild.


L'écologie tend à combler le fossé que l'industrie a creusé entre l'homme et les animaux.

Je compense le carbone de mon blog avec les Petits gestes écolos de bonial.fr
17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 00:33

 

 

Réalisateur : Sean Penn

Acteurs : David Morse (Joe), Vigo Mortensen (Franck), Patricia Arquette

Sortie : 1991

Genre : Drame

Durée : 2h06

Américain / Japonais

 

Synopsis :

1968, Plattsmouth au Nebraska. Joe et Frank Roberts, deux frères jadis très proches, sont à un tournant de leur vie. Joe, fermier raté, est devenu policier. Frank, lui, revient du Vietnam. Joe prône les valeurs traditionnelles de son pays tandis que Frank cherche un sens qui ne soit pas absurde à sa vie.

 

Appréciation personnelle :

 

               Ce film est le premier que réalisa Sean Penn, il lui fût inspiré par la chanson de Bruce Springsteen "Highway Patrolman", dont je vais vous mettre un lien vers les paroles -> ici<-, vu qu'elles reflètent très bien le film... Alors si vous ne voulez pas prendre le temps de regarder le film (2heures c'est long hein...), écoutez au moins cette belle chanson !

 

               Tout d'abord je tiens à dire que je n'ai apprécié ce film que modérément, après la claque qu'a été "Into the Wild" pour moi, et l'admiration que j'ai pour Sean Penn en général, j'ai peut-être, et sûrement à tort, espéré qu'il eut été un de ces génies dont le tout premier film est déjà une oeuvre magistrale. Raté. Mais pas complètement non plus.

Mon ressenti est qu'il semble se chercher lui-même, essayant de mettre sa patte sur son oeuvre, sauf qu'il ne sait même pas à quoi ressemble sa patte justement. Concrètement ça donne une technique/plastique sur-travaillée, confuse parfois, avec énormément de jeux post-tournage : noir et blanc, ralentis, "cut-soudain", fondus enchainés etc... sans que tout cela ne fasse sens.

On appréciera néanmoins les belles prises de vues de la ville, et dans une moindre mesure les prises de vue des paysages,  qu'il poussera à son paroxysme 15 ans plus tard dans "Into the wild".

Le scénario est inspiré de la chanson dont je vous ai parlé plus haut, donc il est à la fois un scénario adapté, mais aussi un scénario original puisqu'évidement le film va bien plus loin que la chanson. La fidélité au morceau de Springsteen est totale, ce qui me fait penser qu'il est vraiment la base autour de laquelle Sean Penn a brodé son histoire, et apposé ses thèmatiques.

Quelles thématiques ?

 

               La nature humaine principalement, et la famille. Durant tout le film les deux frères Roberts, Joe et Frank se cherchent, se retrouvent, se déchirent, se souviennent, dans une ambiance infiniment pudique, une pudeur fraternelle, un pudeur qui ne "dissimulent pas" puisque rien n'est dissimulable à son frère (du moins dans leur cas), mais qui rapproche. Cette fratrie est diamètralement opposée. Joe est un fermier reconverti contre son gré en policier, il a une femme aimante et un fils aimé, une maison, il prend soin de ses parents. Tandis que Franck est comme il l'a toujours été depuis qu'il est petit, turbulent, énigmatique, extrême, il rentre du Viet-nam et n'attend pas un jour pour reprendre sa vie de délinquance, mais aussi d'amour. Car beaucoup de questions de ce film à propos de la nature humaine se posent au travers du personnage de Franck, de son ambiguité, son ambivalence, sa lunaticité presque. Franck semble capable de sentiments, il le prouve beaucoup tout au long du film, mais est sans cesse rattrapé par ses instincts primitifs, enfantins, qui le poussent à etre violent. Il l'explique pour sa part comme un dénigrement et un dégout de l'espèce humaine, mais bien sur la raison est bien plus psychanalytique.

Car Indian Runner est aussi inspiré d'une vieille légende indienne sur l'épreuve que doivent passer les jeunes gens pour entrer dans l'âge adulte. Une épreuve paraissant insurmontable pour Franck, et Joe, son grand frère fera tout pour l'aider à la franchir.

Ce film traite à la fois les rapports fraternels (et familiaux de manière plus large) et les rapports sociaux entre les hommes. Comment faut-il se comporter ? L'homme est-il bon ? Egoiste ? L'autre mérite-t-il ma considération ? Des questions restées sans réponses à la fin de ce film mystique malgré un scénario très terre à terre.

Sean Penn a également truffé Indian Runner de très belles métaphores filées, pas toujours évidentes à déchiffrer, néanmoins appréciables esthétiquement parlant.

 

               On regrettera en revanche un jeu d'acteur globalement plat, peut-être mal dirigé par le réalisateur, et pas non plus aidé par les voix françaises (abominables). Seul Vigo Mortensen joue son rôle (de Franck) avec un talent et une fougue remarquable, et porte beaucoup de scènes bien plus haut qu'elles ne l'auraient été sans lui. Merci Vigo ! Merci Vigo aussi parce que les seconds rôles sont trop peu développés, notamment les familles des deux frères qui sont quasi-vides de "personnalité".

               Ce qu'il faut retenir de ce film, à mon avis, c'est bien plus l'intention du cinéaste que le résultat final. Car sont appréciables les questions abordées, les points de vues mis en scènes, les tentatives du réalisateur de rendre son film artistiquement viable... Mais beaucoup de choses manquent, et certaines choses sont aussi de trop.

 

Il ne me reste plus qu'à faire un tableau de notation pour ce film (comme d'hab') et à espèrer des réactions de votre part ! Comme d'habitude également, la bande annonce à la fin de l'article !

M*rde... Qui dit bande-annonce dit par analogie  "bande-son"... Je ne vous en ai pas parlé, mais elle est super, très américanisée, rocky-bluesy, top. Voilà.

 

Au fait, après plus de 4 ou 5 mois sans rien poster, I'm back.J'espère ne pas avoir trop perdu la main, mais ça fait vraiment plaisir ! Et merci à Madame Sartre qui se reconnaitra, et à qui je dois ce regain de motivation !

 

TOTAL (/20)

  13.5

 

Ecriture / Scénario (/5)   4
Interprétation/Viabilité (/5)   2.5
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)

   4

Photographie (décors, images, musique...) (/5)

   3

 

Bande annonce :

 

 


 
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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 20:30

Réalisation :      Sofia Coppola

Avec :      Israel Broussard, Emma Watson, Taissa Farmiga, Katie Chang...

Sortie en France :      12 juin 2013

Genre :      Drame

Nationalité :      Américain

Durée :      1h30 

Note :    12.5 / 20

 

 

 

Synopsis :

À Los Angeles, un groupe d’adolescents fascinés par le people et l’univers des marques traque via Internet l’agenda des célébrités pour cambrioler leurs résidences. Ils subtiliseront pour plus de 3 millions de dollars d’objets de luxe : bijoux, vêtements, chaussures, etc. Parmi leurs victimes, on trouve Paris Hilton, Orlando Bloom et Rachel Bilson. Les médias ont surnommé ce gang, le "Bling Ring".

 

Critique :

 

               Avez-vous vu le film "Springbreakers", par Harmony Korine, sorti en mars 2013 en France ? Un film qui comme son nom l'indique, traite le Springbeak, période de vacances mais aussi de débauche aux USA, pendant laquelle les jeunes américains se retrouvent dans des endroits prévus à cet effet et font la fête des jours durant. J'ai vu ce film à sa sortie, l'ai adoré, et en voyant la bande annonce de "The Bling Ring", j'ai pensé que ces deux films pouvaient former un tout, se fondre en un documentaire sur "la jeunesse dorée américaine, son quotidien et ses excès". La même bande-son électronique et stupéfiante (dans le sens de "consommation de stupéfiant") était d'ailleurs déjà remarquable dans les deux bande annonces...

 

               Et bien oui et non, car bien que les sujets choisis et la façon de les traiter se ressemblent, c'est sur le plan artistique que je trouve The bling Ring surclassé par Springbreakers.

Dans ce premier, la réalisatrice prend clairement le parti du réalisme, de la véracité. Le film est réalisé presque comme un reportage, avec des interviews des personnages, face à la caméra, expliquant les raisons de leurs délits entre autre. Le personnage central est celui de Marc, et il représente en fait à mon avis le spectateur lui-même, pris dans cette histoire un peu par hasard, par chance ou malchance. Il a tout de l'adolescent lambda qui va voir ce film, habillé jeune, mal dans sa peau, il aime sortir et est collé à son portable. C'est à travers lui que nous, spectateurs, nous immisçons dans l'action. Les faits accomplis par les personnages sont très détaillées, le rythme est plutôt lent pour un film de ce genre et enfin la caméra se faufile comme si elle était un personnage à part entière. Bref, du réalisme. Pas d'effets spéciaux, de lyrisme, ni de grande folie.

               C'est un parti pris qui fonctionne bien mais qui connait ses limites. Et les limites se situent clairement dans le SCENARIO. Le film n'est pas long, 90 minutes, mais le scénario n'est bon que pour un film d'une heure maximum. "Des juvéniles (comme j'aime à appeller les gens de mon espèce) cambriolent des stars". Point. Voici le scénario. Sofia Copolla s'y attarde très longuement, trop longuement même, si bien qu'on tourne littéralement en rond, assistant à une dizaine de leur cambriolages, tous des copier/coller du précédent, tous très réalistes, mais finalement ils deviennent tous très chi****... CHIANTS ! A partir du troisième cambriolage c'est mort, on voit une légère évolution entre chacun d'eux, mais trop floues, trop petite, futile parfois.

               Si encore la réalisation avait été plus folle, plus osée, là oui, le film aurait tenu la route 1h30. Sauf que non. C'est très bien réalisé, je veux dire que c'est quand même un film de Madame Coppola, certains plans sont assez fabuleux, mais tout cela manque d'idée, d'envergure, de profondeur.


Pour en revenir à Springbreakers, ce qui rend ce film meilleur artistiquement, c'est clairement la folie dans sa réalisation, les métaphores cachées dans des scènes surréalistes, inimaginables. Certes les faits ne sont pas respectés tels quels et c'est au spectateur de remettre les choses à leurs places... Mais au moins on en prend plein la vue, et le scénario (qui n'est pas fabuleux non plus) tient largement la route 1h30 ! Tandis que dans The Bling ring, rien ne sort de l'ordinaire, et bien que l'on ai tous les éléments entre les mains, on n'en fait rien de très intéressants.

Voilà pour ce qui est de l'ensemble du film.

En résumé, de bonnes intentions, mais un scénario faible et une réalisation qui ne se suffit pas à elle-même.

 

               Pour ce qui est du jeu d'acteur, pas grand chose à redire, pas de grandes révélations non plus. On redécouvre Emma WATSON, l'interprèrte d'Hermione Granger est méconnaissable dans son rôle de Nicolette, une des jeunes cambrioleuses, très devergondée, hot, et superficielle au possible. Une reconvesion totale et réussie.

L'acteur du personnage principal, Marc (Israel Broussard) ne transcende pas par son jeu d'acteur mais il assure tout de même honorablement son rôle. Idem pour les autres filles de la bande.

 


 

               La bande-son, comme je l'ai déjà dit, envoie du pathé, mais ne se diversifie pas beaucoup. Elle reste représentative de ce que les personnages écoutent, des musiques d'ambiance ou de boites pour la plupart, nous plongeant dans l'action, mais ne créant jamais de véritables décalages, comme le fait par exemple la bande-son de Springbreakers. C'est ni plus ni moins que la bande-son qu'il fallait à ce film, sans plus.

 

               Les décors, à savoir principalement les maisons Holywoodiennes des stars cambiolées, sont bien reconstituées, et j'aimerais bien savoir, pour l'anecdote, si ce sont les vraies maisons de Paris Hilton, Lindsay Lohan etc... Si elle avaient acceptée de prêter leurs baraques en plus de leur image ? Car oui, on les voit réellement ces stars dans le film, et à mon avis ce n'est pas pour le côté artistique qu'elles ont accepté de participer, mais plutôt pour leur blason personnel... Bref. Ce ne sont que les suppositions d'une langue de vipère.

 

               Finalement, c'est un film dont il faut retenir l'intelligence, mais pas le divertissement. Le talent plus que l'originalité.

Un petit goût amer tout de même, mais merci à Sofia Coppola !

 

TOTAL (/20)   12.5
Originalité / Scénario (/5)   2
Acteurs / Interprétation (/5)   3.5
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)

   4

Photographie (décors, images, musique...) (/5)

   3

 

Bande annonce :


 

Bande annonce de Springbreakers :

 

 


 
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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 23:02

FICHE TECHNIQUE

Réalisateur : Tim Robbins

Acteurs : Sean Penn (Matthew Poncelet), Susan Sarandon (Soeur Helen Prejean), Raymond J. Barry (Earl Delacroix)

Sortie : 1995

Genre : Drame

Nationalité : Etats-Unis

Durée : 122 minutes (2h02)

Note personnelle : 16.5/20

 

SYNOPSIS

Soeur Helen Prejean va accompagner jusqu'à sa mort Matthew Poncelet, condamné à la peine capitale pour l'assassinat de deux adolescents.

 

 

CRITIQUE

 

Traitant le sujet si délicat de la peine de mort sous beaucoup d'aspects, politique, familial, sentimental, social, La dernière marche est un drame profond, équilibré, et qui exprime de manière réaliste ce à quoi peuvent ressembler les derniers jours de vie d'un condamné à mort en Louisianne.

Le parti pris du cinéaste est de ne pas prendre de parti, ou plutôt d'exprimer les idées, motivations et enjeux de chacunes des "idéologies" autour de la peine capitale. Ainsi, au travers du parcours de la Soeur Helen Prejean, magnifiquement incarnée par Susan Sarandon (oscarisée), nous découvrons les ressentis de la famille des victimes, de la famille du condamné, du condamné lui-même, ou encore de l'église, car la religion chrétienne et ses différents préceptes moraux sont omniprésents dans le film. C'est à travers eux que l'on comprend toute l'ambiguité qui se cache derrière la peine de mort. En tant que croyant, que penser de ce châtiment quand dans la Bible il est écrit aussi bien "Tu ne tueras point" que "Tu pardonneras" ? 

          La liberté est laissée au spectateur d'avoir son avis sur la question, et pour une fois, le condamné à mort est un réel voyou, et non un énième innocent qui se serait retrouvé là par erreur, le truc bateau. Ainsi le film nous place dans un véritable situation, avec un vrai "méchant" dans un vrai couloir où l'attend une vraie mort qui tue vraiment.

          Tim Robbins, connu principalement pour ses talents d'acteurs dans Les Evadés ou dans Mystic River est cette fois-ci de l'autre côté de la caméra, réalisateur de ce film polémique et émouvant. Sa caméra, très proche des acteurs se faufile entre leurs émotions et nous fait ressentir toute la puissance de celles-ci, véhiculant notamment le talent magistral de Sean Penn, toujours partant pour jouer des rôles aussi profonds, ici assez semblable à son rôle dans Mystic River, film dans lequel il incarnait un voyou fier et tourmenté.

          De l'émotion oui il y en a, le cinéaste ne lésine pas sur le temps pour nous faire comprendre comment l'on peut ressentir de l'empathie envers un détenu, même s'il a commis un crime horrible comme c'est le cas pour Matthew Poncelet qui a violé et tué. Sans grandes envolées lyriques ni musiques appitoyantes nous sommes bercés par la mélancolie et le doute, par la tristesse et la méfiance, par l'antipathie et l'empathie à la fois, car l'aspect avant tout humain du condamné est beaucoup mis en avant. 

          Le climax (point culminant du film) se situe à la fin de celui-ci, une fin fermée, ne laissant aucun doute sur la progression future des différents protagoniste, mais permettant tout de même, encore une fois, à chacun d'avoir son avis sur la question centrale : La peine de mort est-elle moralement admissible ?

          La B.O est composée d'Eddier Vedder, Bruce Springsteen, ou encore Tom Waits. Good !

 

TOTAL (/20)   16.5
Originalité / Scénario (/5)   3.5
Acteurs / Interprétation (/5)   5
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)

   4

Photographie (décors, images, musique...) (/5)

   4


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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 22:56

"TWO LOVERS"

 

 

Réalisateur : James Gray

 

Acteurs : Joaquin PHOENIX, Gwyneth Paltrowk, Vinessa Shaw...

 

Sortie : 2008

 

Genre : Drame romantique

 

Nationalité : Américain

 

Note :18/20

 

Réplique favorite : "T'es dingue." Gwyneth Paltrow
"Oui. C'est ce qu'ils m'ont dit." Joaquim Phoenix

 

                 Porté par un trio d'acteur formidable, dont notamment Joaquin Phoenix très touchant dans son rôle, Two lovers raconte bien plus qu'une histoire d'amour, il raconte l'amour. L'amour reçu, l'amour donné, la folie amoureuse, l'amour qui blesse, ou encore l'amour de la famille.

Le scénario est prenant, il nous entraine dans les méandres de la pensée torturée de Léonard (Joaquin Phoenix) avec une facilité déconcertante, en faisant appel à nos sens les plus élémentaires. A la fois le cinéaste est très proche du spectateur, presque intime. Rien n'est caché, le spectateur se sent voyeur d'une histoire dont il aimerait être l'acteur tant elle est folle et magnifique. Leonard en aime deux, de deux manières complètement différentes, et lui qui était un homme torturé, suicidaire, va s'accrocher comme un lion à ses deux amours, pas toujours réciproques, au point d'en perdre à nouveau la raison.

Le film, accompagné de sublimes musiques, n'hésite pas à émouvoir son spectateur, qui s'identifie tellement au personnage principal qu'il en ressort tout chamboulé... Enfin ce fût mon cas, serait-ce le vôtre aussi ?

Très noir dans l'ensemble, il n'a presque aucun temps mort et ne tombe absolument jamais (et c'est assez rare pour être souligné) dans la niaiserie. C'est si plaisant d'entendre de vrai dialogues semblant sincère et plus profond que "Ne me laisse pas tomber Jaaack"; "Et pourtant il le faudra bien ma douce Rose", que rien que pour ça on pourrait l'adorer. Mais l'oeuvre ne se résume pas à ça et creuse profondément dans les abysses amoureuses, explorant au passage un thème très cher à James Gray : la Famille (voir La nuit nous appartient,  ou Little Odessa).

Finalement ce cinéaste New-Yorkais, amoureux de sa ville (ce film, comme presque tout ces autres se situent dans la Grosse Pomme), nous fait tomber sous le charme de son oeuvre d'une noirceur assumée et d'une beauté contenue mais omniprésente. Je poursuivrai donc ma découverte personnelle de l'Oeuvre de ce réalisateur en regardant The Yards, second film de James Gray, et je vous invite chaleureusement à vous intéresser à lui qui me semble trop méconnu pour son talent.

 

 

 

[La fin est juste merveilleuse au fait.]

 


TOTAL (/20)   18
Originalité / Scénario (/5)   4
Acteurs / Interprétation (/5)   4.5
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)

  5

Photographie (décors, images, musique...) (/5)

  4.5

 


Bande annonce :

 


 

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 18:48

                    Bonsoir tout le monde, ce soir je viens vous faire part de deux films que je souhaitais visionner depuis fort longtemps, et que je n'ai finalement regardé que cette semaine, il s'agit de REQUIEM FOR A DREAM, et de TRAINSPOTTING. Vu que les deux films sont assez proches sur le fond comme sur la forme, je me lance dans un exercice nouveau pour moi : la comparaison !

Je sais que beaucoup d'entre vous connaissent déjà ces films, et penseront n'avoir rien à apprendre de cet article, alors je demanderai à ceux-ci, s'ils le veulent bien, de ne pas passer leur chemin, mais plutôt de donner leur propre avis sur les films ! Partagez avec nous ce que vous en avez pensé, c'est important ! Tiens d'ailleurs je me lance en premier... ;)

 

 

 

 

Réalisateur : Darren Aronofsky

 

Acteurs : Jared Leto, Ellen Burstyn, Jennifer Connelly...

 

Sortie le : 21 mars 2001

 

Genre : Drame

 

Nationalité : Américain

 

Durée : 1h50

 

Synopsis :

Sa mère (Sarah Goldfarb), quant à elle, rêve de passer un jour à la télévision ; c'est alors qu'elle décide de commencer un régime draconien à coups de privations extrêmes et de pilules amaigrissantes, afin de rentrer dans une ancienne robe quand le grand jour sera venu...

On assiste alors à la chute de ces quatre personnages. Une inquiétante et oppressante descente aux enfers où la fin justifie les moyens pour parvenir à se procurer sa dose.

 

 



 

 

 

Réalisateur : Danny Boyle

 

Acteurs : Ewan McGregor, Ewen Bremmer, John Lee Miller...

 

Sortie en : Mai 1996

 

Genre : Drame

 

Nationalité : Britannique

 

Durée : 1h34

 

Synopsis :

 

Trainspotting décrit la vie tragi-comique d'un groupe de jeunes marginaux, accros à l'héroïne, dans la ville d'Édimbourg.

Au chômage, comme la plupart des jeunes Écossais de sa génération, Mark Renton traîne dans la banlieue d’Édimbourg avec ses copains Sick Boy (un cinéphile tombeur de filles), Spud (un gentil crétin), Begbie (un dangereux désaxé cherchant toujours la bagarre) et Tommy (un adepte de la musculation). Pour tromper leur ennui, ils volent, arnaquent et prennent de l’héroïne, sauf Begbie (qui s’en tient à l’alcool) et Tommy (qui ne touche à rien et mène une vie saine). Entre une séance de drogue dans l’antre du dealer Swanney et une tentative de décrochage grâce à des suppositoires à l'opium fournis par Mikey (un autre trafiquant), Renton (Ewan McGregor) courtise Diane, une jeune fille délurée.

Au fil de ses tentatives de décrocher, il pose un regard lucide sur sa condition de drogué et sur la déchéance de son groupe d'amis.

 

 

 



 

 

 

               Sorti 4 ans après le fameux Trainspotting de Danny Boyle, avec Ewan McGregor, Requiem For a Dream lui est en bien des points similaires, et c'est pourquoi je fais ce parallèle entre les deux films. Sur le fond tout d'abord, car les deux films ont des thèmes communs et des thèses communes. Les thèmes abordés dans les deux films sont la drogue comme échapatoire, le manque, l'abstinence, la souffrance, ou encore les relations humaines. Les thèses communes sont que la drogue "c'est bien au début, c'est moins cool par la suite" (pour faire grossier), ou encore que "la drogue est unificatrice d'hommes, mais c'est une fausse union qui s'en va avec la drogue elle-même".

               Sur la forme également les deux films ont de grandes similitudes. Tout d'abord les deux films ont des réalisations très particulières, atypiques même, et c'est peut-être ce qui font d'elles de si grandes oeuvres cinématographiques. Les deux réalisateurs s'amusent, et il y a de quoi faire lorsque le thème principal est la drogue. Des images choquantes, des slow-motions, des accélérés, et encore pleins d'effets implaçables dans des films "normaux", mais qui deviennent utilisables et mêmes très utiles dans de tels cas. Autre similitude sur la forme, le fait que l'on suive la vie d'un junkie, tantôt interprété par Jared Leto & tantôt interprété par Ewan McGregor (dans Trainspotting).

De mon point de vue, c'est Ewan McGregor qui a le meilleur jeu d'acteur entre les deux, on sent vraiment son investissement physique comme psychologique dans le film, et puis il faut dire aussi que McGregor (bien que ce ne fut alors que son début de carrière) est un des meilleurs acteurs de sa génération. Comme je l'ai dit on suit donc la vie d'un junkie, et chose plus intéressante, dans les deux films, on voit clairement l'évolution des relations du personnages avec ses proches (amis ou famille). Au début des deux films, la drogue leur permet d'avoir des liens forts avec leurs amis (aussi junkies), et au contraire très tendus avec leur famille. Plus le personnage va s'enfoncer dans la toxicomanie, plus il va perdre pied, plus les liens quasi-fraternels qu'il entretenait avec ses amis vont se détériorer, et plus les liens familiaux vont se refaire puissants (chose nettement plus visible dans Trainspotting concernant les liens familiaux.).

 

 

               Néanmoins ces deux films, loin de n'avoir que des points communs, entretiennent également des différences, et notamment des différences dans les intentions du cinéaste. Lorsque l'on regarde Requiem For a Dream jusqu'au bout, il n'est pas bien compliqué de se rendre compte que le film a un seul et unique but : Nous dégouter de la drogue. Il suffit de voir la dernière scène, assez immonde, et la façon dont finissent chacun des personnages principaux pour le comprendre. Le cinéaste fait ainsi un immense contre-pied à son propre début de film, qui ressemble plus à une apologie de la drogue (argent facile, bons moments entre amis, amour fou etc..). Il utilise la technique de la concession : D'abord il concède le fait que la drogue permet de monter au 7ème ciel, pour finalement démonter cette thèse en montrant tous les aspects négatifs qu'engendre cette même drogue, élémentaire mon cher Darren Aronofsky ! On remarque aussi une certaine critique de la société de consommation, incarnée par la mère du personnage principal.

Le but du film de Danny Boyle est lui plus flou, ou bien peut-être qu'ils sont multiples. Tout d'abord il y a toujours cette notion de dégouter de la drogue. La scène de désintoxication est assez horrible, et le personnage secondaire de Tommy n'existe clairement que pour montrer ce qu'il serait arrivé au héros s'il n'avait pas décroché. Mais on peut trouver d'autres motivations du cinéaste dans Trainspotting. Il y a d'abord la volonté de raconter une véritable histoire, ce qui vient peut-être du fait que l'histoire est tirée d'un roman (de Irvine Welsch). Le résultat est qu'en plus d'être un film avec un morale (comme Requiem for a dream), il est aussi un film avec une vraie intrigue, chose que l'on ne retrouve pas dans l'autre film, dont le scénario n'est pas fait pour plaire, mais simplement pour nous amener à la situation finale, qui, elle, contient tout le sens moral du film ("Ne pas toucher à la drogue"). Egalement, Trainspotting a une véritable dimension sociologique, que l'on comprend dès le début avec le monologue du personnage central, un peu dans le style de Fight Club (à retrouver en toute fin d'article !!), une vraie critique de la société de consommation et de la vie en général, qui est selon le personnage, ce qui l'a poussé à la drogue. Cette dimension sociologique revient plusieurs fois dans le film notamment lorsque le personnage parle des raisons qui l'amènent à se droguer et qu'il explique, en parlant des parents qui cherchent à comprendre leurs enfants, qu'ils "oublient souvent de prendre en compte la notion de plaisir" présente lors de la prise de drogue. Et il ajoute presque cyniquement : "sinon, on ne le ferait pas". De plus, à la fin du film, le cinéaste démonte sa propre thèse de début, qui semblait pourtant sincère, en affirmant qu'il "choisit la vie", et donc tout ce qui va avec (société de consommation, travail, relations, embrouilles etc...). Bref, le film est beaucoup plus varié en terminologies... Enfin en "buts" quoi, on s'est compris !

 

En plus de cela, je trouve que Trainspotting nous représente mieux les effets que peut avoir la drogue sur une personne, surtout les effets "positifs" je veux dire. On voit très nettement le bonheur dans les yeux des junkies juste après le shoot d'héroine, tandis que dans Requiem for a dream, tout semble plus retenu, voir caché. En revanche, Requiem for a dream, de part ses images choquantes, est plus habile à nous en montrer les effets néfastes.

 

               Un autre sujet sur lequel on peut départager les deux films, c'est sur le sujet de l'utilisation de la lumière. Dans Trainspotting rien à dire, Danny Boyle s'en sort à merveille. En revanche je trouve qu'Aronovsky a quelque peu baclé cet aspect là de la technique. Parce qu'avec un thème de base aussi tordu que celui de la drogue, la lumière peut être une grande source de création voir d'innovation, et à mon avis Requiem for a dream manque d'inventivité à ce niveau là.

 

               Mis à part tout cela, il nous reste à parler des deux BO. Elles sont toutes deux géniales. Bien sur tout le monde connait de près ou de loin, pour peu qu'il l'entende, l'air de la bande son de Requiem For A Dream, réutilisé un nombre incalculable de fois depuis la sortie du film. Ce thème musical qui va crescendo est très marquant et magnifiquement utilisé par le cinéaste. Du côté de Trainspotting, la B.O est beaucoup plus variée, allant de la pop au rap en passant par de l'éléctro, elle nous fait très bien entrer dans "l'ambiance" du film. Néanmoins j'ai quand même une préférence pour celle du premier film, parce qu'avec un seul son nous donner autant d'émotions, c'est très fort !

 

 

Voilà, c'était la première fois que je comparais ainsi deux films, j'espère que vous aurez apprécié, je réitererais alors surement si c'est le cas !

En attendant passez du bon temps, foncez dans le cinéma le plus proche, et n'oubliez pas qu'un nouveau concept va bientôt débarquer sur le blog !

A vous maintenant, faites pèter les commentaires svp !

 

 

Note de Requiem for a Dream :

 

TOTAL (/20)   14
Originalité / Scénario (/5)   3
Acteurs / Interprétation (/5)   4
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)
  4
Photographie (décors, images, musique...) (/5)

   3

 

 

 


 

 

 

Note de Trainspotting :

 

TOTAL (/20)   17
Originalité / Scénario (/5)   4
Acteurs / Interprétation (/5)   5
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)
  4
Photographie (décors, images, musique...) (/5)

   4

 

 

 


 

"Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boites électroniques, choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle, choisir les prêts à taux fixe, choisir son petit pavillon, choisir ses amis, choisir son survet' et le sac qui va avec, choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissu de merde, choisir de bricoler le dimanche matin en s'interrogeant sur le sens de sa vie, choisir de s'affaler sur ce putain de canapé, et se lobotomiser aux jeux télé en se bourrant de MacDo, choisir de pourrir à l'hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu'on fait honte aux enfants niqués de la tête qu'on a pondu pour qu'ils prennent le relais, choisir son avenir, choisir la vie.
Pourquoi je ferai une chose pareil ? J'ai choisi de ne pas choisir la vie
J'ai choisi autre chose, les raisons... Y' a pas de raison. On a pas besoin de raison quand on a l'héroïne."

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:24

American History X

 

Bonsoir, aujourd'hui j'ai décidé de porter mon attention et la vôtre sur un de mes films préféré:American History X, et plus particulièrement sur la façon dont ce film traite de la ségrégation raciale contemporaine aux Etats-Unis, et la difficulté dans les relations noir/blanc dans les quartiers pauvres.

En fait cet article est destiné à ceux qui ont le film chez eux, ou qui ont un moyen de le visionner (streaming, téléchargement ...), et sert d'appui à une réflexion sur les thèmes du néonazisme et du fascisme moderne. En visionnant le film pour la énième fois, j'ai noté et fait une liste des scènes qui servent à représenter ces thèmes là. J'en ai dénombré 13, et ainsi je vous livre un court résumé de ces scènes. Mais d'abord voici le synospsis du film :

 
A travers l'histoire d'une famille américaine, ce film tente d'expliquer l'origine du racisme et de l'extrémisme aux États-Unis. Il raconte l'histoire de Derek qui, voulant venger la mort de son père, abattu par un dealer noir, a épousé les thèses racistes d'un groupuscule de militants d'extrême droite et s'est mis au service de son leader, brutal théoricien prônant la suprématie de la race blanche. Ces théories le mèneront à commettre un double meurtre entrainant son jeune frère, Danny, dans la spirale de la haine.


 

Scène 1 : (10:35 → 11:45)
Scène dans les toilettes du lycée. Un jeune lycéens blanc se fait violenter par trois jeunes noirs, Danny intervient, leur tient tête, et ils finissent par décider de s'en aller.

Cette scène qui intervient dès le début du film est particulièrement pertinente puisqu'elle illustre tout de suite le conflit qu'il existe entre les deux "races" (notez bien les guillemets), ainsi que les différentes manière de réagir face à ce conflit : Le jeune blanc se laisse maltraiter car il n'a pas le courage de faire face, tandis que Danny leur tient tête sereinement.



Scène 2 : ( 13:40 → 15:10)
Interview de Derek à la mort de son père, quelques années plus tôt. Il affirme que ce sont des « nègres » qui l'ont tué par racisme, et déclare que tous les problèmes des États Unis viennent des immigrés.

C'est une des premières image que l'on a de Derek (hormis la scène du double meurtre), et c'est celle qui va ajouter la parole aux gestes pour la première fois. Pour la première fois ce n'est plus simplement les noirs qui se battent contre les blancs et vis versa, c'est une idéologie (néonazie) qui se crée au sein de la jeunesse blanche, en réponse à la haine ambiante et grandissante.



Scène 3 : ( 15:10 → 21:24)
Danny parle rapidement de la situation de clivage dans la ville. Puis, flash back au moment d'un match de basket entre blancs et noirs pour le gain à vie du terrain.

Bien que les insultes racistes fusent de toutes parts entre blancs et noirs, l'ambiance est plus détendue à priori qu'elle ne l'est "au moment des faits réels", la preuve en est que les blancs et les noirs jouent au basket ensemble, chose qui n'est plus le cas dans le "présent". Cependant ce n'est que de courte durée puisqu'à la suite de ce match, les perdants n'auront plus le droit de revenir sur ce terrain, enterrinant encore un peu plus la situation de clivage.



Scène 4 : ( 33:30 → 36:25)
Discours de Derek dans le but de mobiliser sa bande face « aux dangers de l'immigration ». Discours très violent et raciste, très représentatif de la pensée skinhead.

Scène très violente psychologiquement (discours au fascisme très prononcé), qui est ensuite suivie d'une autre scène très violente visuellement cette fois, puisque les skinheads se ruent dans le magasin et aggresse de manière extrêmement sauvage les employés. C'est une des scènes les plus violentes du films, et elle représente le caractère "concret" de cette haine, qui n'est pas seulement dans les esprits mais aussi dans les actes.



Scène 5 : ( 39:00 → 46:45 )
Conflit lors d'un repas familial en présence du nouveau beau-père des Vinyard. Très vite le débat s'échauffe et finit par exploser, le racisme de Derek est omniprésent.

Encore une scène très très violente verbalement, et je tiens à souligner le formidable jeu d'acteur d'Edward Norton dans cette scène, ainsi que dans toutes celles du même genre. Ici l'idéologie de Derek gagne encore en ampleur car elle le pousse à s'attaquer à sa propre famille ! Il frappe sa soeur ainsi que sa propre mère, et insulte avec une violence inouie le nouveau petit ami de celle-ci, qui est de confession judaique. Un cap est franchi.



Scène 6 : (1:06:00→ 1:08:12)
Arrivée de Derek en prison, où certainement tous les noirs veulent sa peau.

La situation semble se retourner pour Derek, il arrive en prison où il n'a plus aucun ami pour le défendre ou le soutenir, et il se sait à la merci des autres prisonniers d'origine noire ou latino, qui le connaisse et qui n'ont surement qu'une envie, de le planter. Afin "d'annoncer la couleur tout de suite" comme il le dit lui-même, durant la "promenade", il se met torse nu, exhibant son tatouage de croix gammée, ce qui attire immédiatement tous les regards sur lui, notamment ceux du groupe de blacks à côté de lui. Heureusement pour lui, il est remarqué par le clan des skinhead de la prison qui vont le prendre sous leur aile.  

Cette scène est importante car elle montre que même en prison , les clivages éthniques et la haine reste, et sont même encore plus dangereux !



Scène 7 : ( 1:09:00→ 1:10:22 )
Scène de rencontre entre Derek et le jeune noir qu'il rencontre en prison, et la fameuse réplique de ce dernier : « En prison c'est pas moi le nègre, c'est toi. »

Cette réplique est des plus pertinente, elle résume très bien la situation de Derek en prison, et elle marque peut-être le début de sa remise en cause personnelle...

Scène 8 : (1:14:07→ 1:15:42)
L'ami noir de Derek fait une caricature assez marrante des skinhead.

C'est le cinéaste lui-même qui tourne en dérision l'idéologie néonazie à travers cette caricature hilarante. "On est là pour casser du nègre. Un nègre c'est quoi ? J'vais vous dire, un nègre, c'est un nègre, voilà tout", le tout avec un drap blanc pointé sur la tête pour représenter le vêtement du Ku Klux Klan. Ici le jeune noir semble faire une imitation du discours qu'a tenu Derek devant les jeunes néonazis en début de film.



Scène 9 : ( 1:23:37→ 1:26:31 )
L'ancien prof de Derek vient le voir en prison, et Derek commence à remettre en question son idéologie néo-nazie.

Cette scène marque le moment où Derek se rend compte de la vérité, s'aperçoit que son idéologie est fausse, et décide d'en changer une bonne fois pour toute. Il va aussi décider d'aider Danny à en sortir également. Cette scène montre que peut importe jusqu'où on est allé dans l'idéologie fasciste, on peut toujours en sortir si on a le bon guide (en l'occurence son ancien professeur)



Scène 10 : (1:27:03 → 1:29:10)
Dialogue entre Derek et son ami noir. Puis Derek flippe car il a perdu ses amis blancs qui le « protégeaient » des autres prisonniers. Il est seul face à son destin, et il peut se faire tuer à chaque seconde.

Pourquoi cette scène est intéressante ? Car c'est alors que Derek sort de son idéologie qu'il devient le plu vulnérable. On se rend compte que le nazisme était pour lui comme une carapce qui le protégeait du monde extérieur, un monde qu'il doit désormais affronter seul.



Scène 11 (1:30:31→ 1:31:50)
Derek explique à son frère Danny comment il s'est sorti de l'idéologie nazie.

Très belle scène pleine de vérité, tout simplement. A voir et à comprendre.



Scène 12 ( 1:34:25→ 1:38:00)
Quelques années plus tôt, le père de Derek qui « endoctrine » son fils, ce qui plus tard va le pousser au nazisme.

Il faut un début à toute chose, même aux pires. Cette scène montre un repas banal en famille, alors que le père de Derek est encore en vie. Derek lui parle des cours et la discussion dérive sur des questions raciales. On se rend compte que le père de Derek est profondément raciste, bien qu'il s'en cache au début, et que Derek, même si au départ n'est pas d'accord avec lui, fini par gober toutes ses paroles et à émettre lui-même des jugements à l'encontre de la population noire. C'est un peu le début d'une idéologie qui va germer en lui. Le cinéaste nous montre l'importance de l'éducation dans ce genre de cas.



Scène 13 : (1:46:18 → 1:50:25 )
Mort de Danny + discours sur la haine etc...

Une fin parfaite, un discours magnifique qui va à l'encontre de toutes les idéologies incitant à la haine, et cette merveilleuse dernière réplique de Danny, alors mort : "la haine est une saloperie, la vie est trop courte pour passer son temps à avoir la haine,  ça n'en vaut pas la peine". Perfect.

 

 

Voilà, cet article assez inhabituel pour moi se termine ici. J'espère que les fans du film auront apprécié et auront partagé mes impressions quand à cet aspect là de l'oeuvre. Pour ceux qui ne connaissent pas American History X, juste 2 mots : Regardez le ! Vous avez tout à y gagner, c'est une pépite artistique avec un vrai fond, de vraies idées.

 

A bientôt les cinéphiles !

 

Bastien


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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 20:51

Les mots se bousculent dans ma tête et je ne sais comment introduire cet article..... Fiche technique :

 

 

Réalisateur : Michael Haneke

 

Acteur : Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert

 

Sortie : octobre 2012

 

Genre : Drame

 

Nationalté : Franco-Germano-Autrichienne

 

Durée : 2h07

 

Ma note (voir barême à la fin) : 17.5/20

 

PALME D'OR AU FESTIVAL DE CANNES 2012

 

 

Michael Haneke est le 7ème réalisateur à avoir ramené à deux reprises la Palme d'Or chez lui, et ce qui plus est en seulement 3 ans (Le ruban blanc (2009) et Amour (2012)). Le cinéaste autrichien rejoint ainsi de grands noms du septième art tels que Francis Ford Coppola (rien que ça !), qui l'avait également emporté par deux fois (Conversation secrète (1974) et Apocalypse Now (1979)).

 

               Amour, 23ème réalisation de l'autrichien, qui l'a aussi scénarisé d'ailleurs, est un drame contemporain loin de se mêler à la cohue de films du même genre que l'on peut trouver sur nos grands écrans français. Les films d'Haneke n'ont jamais été très gais, et celui-ci ne déroge pas à la règle, en abordant des thèmes sensibles, tels que la Mort, la vieillesse, la maladie, et l'amour : logique. Logique certes, néanmoins c'est un type d'amour tout à fait particulier dont l'auteur peint les traits, "L'amour dans la Mort". Rassurez-vous, il n'y aura pas une énième scène à la Jeux d'enfants dans laquelle les deux protagonistes se suicident amoureusement (bien que j'adore ce film). Non, Haneke est bien plus sombre que cela, et même je dirais, beaucoup plus pervers !

               George et Anne sont deux personnes très agées, heureuses, amoureuses. Mais Anne ne va pas survivre à la maladie, c'est inévitable, elle mourrat sous peu. Peut-on trouver plus triste et plus pervers que de baser l'idée principale et fixe du film sur la souffrance de deux vieilles personnes ? Difficilement je trouve. Ainsi George (J.L Trintignant) va devoir s'occuper et voir mourrir sa femme Anne (Emmanuelle Riva) peu à peu, impuissant. Je pense qu'on a là un scénario à faire pleurer Poutine ! Si seulement l'auteur s'était arrêté là, tout ce à quoi nous aurions eu droit aurait sûrement été un film mêlant pathos et tristesse infinie, à la fois pour les personnages et pour le spectateur qui aurait vidé son paquet de mouchoir. Dieu merci, ce ne fût pas le cas ! Je dirais en fait qu'Haneke fait tout pour tenir le spectateur en haleine le plus longtemps possible, pour finalement le submerger, lors des scènes les plus dures du film, de toute l'émotion qu'il a accumulé et contenu jusque là. La chose se passant approximativement aux alentours d'1h30 de film, heure à laquelle les reniflements se font les plus nombreux dans la salle obscure (snif.).

               Avec des plans séquences dignent de Kubrick ou Scorsese, Haneke nous fait ressentir tout le poids du quotidien de ce vieil homme seul. Seul bien qu'avec sa femme, mais seul quand même justement à cause de sa présence. La présence de sa femme malade, superbement interprétée par Emmanuelle Riva, s'avère être de plus en plus lourde à soutenir. Impossible de se débarasser de ce fardeau pour un homme amoureux depuis des décennies, mais à la fois incapable d'assumer ce rôle "d'aide soignant" pour les mêmes raisons. Le personnage de George, interprété encore plus magistralement par Jean Louis Trintignant, est celui d'un homme tiraillé, déchiré de toute part, écorché dans sa fin par une vie qui lui avait pourtant toujours sourit (famille aimante, réussite sociale apparente etc...). Son entourage, loin de le réconforter, n'est qu'une charge de plus pour lui. D'ailleurs comme il le dit à sa fille Eva (Isabelle Huppert) : "Votre inquiétude ne me sert à rien". 

               J'ai oublié une chose qui a son importance dans le film, c'est que c'est un huit-clos dans l'appartement parisien de ce couple. Pourquoi cette importance ? D'une part parce que l'illusion d'enfermement que cela suscite a sans doute un effet important sur le poids de certaines scènes, ce qui contraste avec la scène du tout début du film, durant laquelle le vieux couple, gai et heureux, sort au spectacle et en revient enchanté, dégageant une espèce de frivolité bienfaisante. D'une autre part parce qu'ainsi on se rend compte justement, pour en revenir à ce que je disais 6 lignes plus haut, de l'impact, positif ou négatif, que peuvent avoir les différentes visites que reçoivent le couple. On retrouve les "trois grands groupes de relations sociales humaines" : La famille, les amis, et les voisins. Les voisins sont aimables, ils aident le vieil homme a porter ses courses... Mais au fond sont intéressés, ils obtiennent toujours un billet pour leurs services. Les amis sont bienveillants, ils réconfortent, apportent de la gaieté dans la vie, illuminent une journée... mais ne sont que de passages, et ne peuvent pas entendre certaines choses, trop dures. La famille enfin, peut tout entendre, tout assimiler, peut être présente n'importe quand, et l'est d'ailleurs... Mais elle souffre pareillement que George, et ne fait qu'accentuer la charge qui lui incombe en l'obligeant à s'occuper d'eux également, et on en revient donc à la même citation : "Votre inquiètude ne me sert à rien."


               Tout ça pour vous montrer qu'il est extrêmement compliqué de se mettre à la place de ce fameux George, dont la souffrance psychologique égale la souffrance physique de sa femme malade, et qu'Haneke, loin de se contenter des larmes, est allé bien plus loin que ça. En effet, chose très surprenante, durant presque toute la période de maladie de sa femme, George ne pleure jamais, ne semble craquer à aucun moment, ce qui semble être plus qu'un tour de force, presque un problème à part entière ! Comment le mari, veuf en devenir, peut-il sembler moins perturbé (toute proportion gardée) que le spectateur lui-même, torturé et chamboulé par la situation ? La question mérite d'être éclaircie mais ne l'est pas, néanmoins, elle apporte d'autres réponses si on cherche à comprendre, et notamment sur les intentions de l'auteur. Il aurait été facile, et même légitime pour Haneke de créer un personnage (George) fragile, sans cesse en pleurs devant le triste destin qui se dessine pour sa femme. Au lieu de ça, George reste droit, fait tous les efforts nécessaires pour Anne, et se retrouve même parfois à "l'engueuler" parce qu'elle ne veut pas manger ou ce genre de choses ! Impensable me direz-vous ? Je suis d'accord, mais... Ancré dans l'ensemble de l'oeuvre que représente ce film, dans les thèmes abordés qui sont la souffrance, la peine et aussi le ressentiment un peu, le comportement de George est si "impensable" ou "idéal", que là prend tout le sens du titre et du mot "Amour". L'Amour, ce serait être présent jusqu'au bout ? Ce serait être capable de droiture et de gentillesse, envers et contre tous, pour la personne chérie ? Ce serait sacrifier sa vie pour celle de son amour pourtant condamné ?

               La fin du film reste flou quand à une quelconque morale que puisse donner Amour, et peut être interprétée de bien des manières, et je pense qu'à l'heure actuelle, toutes et aucunes des interprétations sont valables, car seul Haneke sait exactement ce qu'il a voulu y dire. Dommage ? Pas forcément, car on en revient à une question phare à propos de l'Art : Est-ce l'artiste qui fait le chef d'oeuvre, ou celui qui l'interprète ?

Pour conclure cet article, je préciserai que la quasi-intégralité du film ne comporte aucune musique (génériques inclus !), les seuls bribes de musiques étant des morceaux joués "de manière réelles" dans les scènes, notamment par le pianiste Alexandre Tarraud qui interprète un ami du couple, et qui joue notamment du Schubert (pour les connaisseurs). Ce détail quant à l'absence de musique a son importance car il s'ajoute à une longue liste d'autres détails qui différencient Amour de tous les autres films de type dramatique vu en France ces dernières années.

La journaliste et écrivaine Sandra Mézière résume le film de la plus belle des mainères en disant ceci, et ce sera ma conclusion :
Amour est un film tragique, bouleversant, universel qui nous ravage, un film lucide, d’une justesse et d’une simplicité remarquables, tout en retenue. «Je ne me souviens plus du film, mais je me souviens des sentiments» dit Jean-Louis Trintignant en racontant une anecdote à son épouse. C’est aussi ce qu’il nous reste de ce film, l’essentiel, l’Amour avec un grand a, pas le vain, le futile, l’éphémère mais l’absolu, l’infini.

Palme d'Or méritée selon moi !

 

 

 

 

TOTAL (/20)  17.5
Originalité / Scénario (/5)   4
Acteurs / Interprétation (/5)   4.5
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)
  5
Photographie (décors, images, musique...) (/5)

   4

 

Bande-annonce :


 
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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 23:28

                    "Extremely loud and incredibly close" dans sa version d'origine est un film que j'ai eu extrêmement envie d'aller voir lorsqu'il est sorti au cinéma vers février/mars 2012, et que j'ai incroyablement regretté d'avoir finalement raté !

Près de 6 mois plus tard je viens de me rattraper et je vous livre ici mon point de vue sur ce film...

 

 Réalisateur : Stephen Daldry

 

Avec : Thomas Horn, Tom Hanks, Sandra Bullock, Max von Sydow...

 

Année : 2012 (en France) et 2011 (aux USA)

 

Genre : Drame

 

Nationalité : Américain

 

Durée : 2h08

 

Réplique favorite : "Autrefois il existait un 6ème arrondissement à NYC" (et tout ce qui s'en suit...)

 

Note : 16/20

 

Synopsis :

 

Oskar Schell, 11 ans, est un jeune New-Yorkais à l'imagination débordante. Un an après la mort de son père dans les attentats du World Trade Center, le "jour le plus noir", selon l'adolescent, il découvre une clé dans les affaires du défunt. Déterminé à maintenir un lien avec l'homme qui lui a appris à surmonter ses plus grandes angoisses, il se met en tête de trouver la serrure qui correspond à la mystérieuse clé. Tandis qu'il sillonne la ville pour résoudre l'énigme, il croise toutes sortes d'individus qui, chacun à leur façon, sont des survivants. Chemin faisant, il découvre aussi des liens insoupçonnés avec son père qui lui manque terriblement et avec sa mère qui semble si loin de lui, mais aussi avec le monde déconcertant et périlleux qui l'entoure...

 

 

                           Le scénariste est celui de "Forrest Gump" et "Benjamin Button", et ça se ressent. Le réalisateur est celui de "The Reader", et ça se ressent. Le compositeur est celui de "The tree of life", "Le discours d'un roi", "Un prophète" (etc...), et ça se ressent. Et contrairement à ce que ce que je viens de dire peut laisser penser, ce film n'est pas parfait. Mais ce film a tout de même de l'envergure.

Le film raconte l'histoire D'oskar Schell qui, après la mort de son père le 11 septembre 2001, tente de résoudre ce qui semble être la dernière énigme laissée pour lui par son paternel qu'il aimait tant.

Premier film américain à se pencher sur la souffrance des New Yorkais ayant perdu un proche dans les attentats du World Trade Center, EFIP (initiales du titre) est un drame d'une fluidité étonnante compte tenu des rebondissements et péripéties qu'il contient. Sa cohérence tient même presque du miracle tant le scénario est élaboré, recherché, approfondit !

La clé de ce film... Une clef. Ce n'est pas un mauvais jeu de mot loin de là, car tout le fruit de la quête dans laquelle va se lancer Oskar ne repose que sur ceci, une clef. Une clef qu'il a trouvé dans les affaires de son défunt père. Une clef dont il ignore tout, et dont il va essayer de connaitre tous les secrets. Le voici lancé dans une quête idyllique, incensée, extravagante et obsessionnelle : trouver à quelle serrure appartient cette clef.

                           Alors on peut voir quelques ressemblances de fond avec Forrest Gump : Un voyage, une quête, une épopée, un périple, tant de mots pouvant définir l'un comme l'autre les deux films du même scénariste, Eric Roth.  Oskar est un enfant légèrement autiste, Forrest était lui attardé mental. Oskar s'engage dans une quête, un voyage, tout comme Forrest, à deux différences près. Oskar s'y engage de son plein gré, par sa propre initiative même. Et Oskar, contrairement à Forrest qui parcoure le monde, va, lui, rester sur New York car il sait que la serrure qu'il cherche se trouve à ici et nul part ailleurs. Autrement les thèmes abordés sont globalement les mêmes dans les deux cas : le voyage, la famille, les rencontres, le deuil, le hasard, l'amour (parental plutôt).

                             D'alleurs plus le film avance, plus les péripéties s'enchainent et plus on se rend compte d'une chose, c'est que ce n'est pas la destination, mais le voyage qui compte. C'est fou comme on en vient à se désintéresser rapidement de la clé après simplement quelques minutes passées dans New York en compagnie d'Oskar. Toutes ses personnes qu'il rencontre, tous ces gens pleins de joie de vivre, ou pleurant leurs morts (dans le 11 septembre) nous font vite oublier que la quête de Oskar est purement personnelle et même intime. De plus, comme je l'ai déjà dit, Oskar est légèrement autiste, ou tout du moins asociable, ce qui donne une approche tout à fait singulière à chacune de ses rencontres avec des personnes totalement inconnues mais avec qui il est obligé d'établir une relation pour continuer sa quête.

Le cinéaste ne tente à aucun moment de donner un aspect vraiment réaliste au film, bien qu'à aucun moment il n'y ai une quelconque activité surnaturelle. Les aller-retour dans l'esprit de l'enfant-narrateur sont fréquent, les ralentis aussi, la photographie est travaillée pour donner une touche très lumineuse et donc ajouté un côté merveilleux à la quête du jeune garçon. De magnifiques images et d'incroyables scènes se déroulent sous les yeux d'un spectateur pris entre toutes les émotions qui se bousculent dans la tête de ce petit être... si bien incarné d'ailleurs.

Car les acteurs sont justes bluffants, incroyables. En fait c'est peut-être le plus grand point fort de ce film ! A commencer par l'acteur principal, incarnant Oskar, c'est le très jeune Thomas Horn (13/14 ans au moment du tournage) dont c'est ici la toute première apparition à l'écran ! Il porte littéralement le film sur ses épaules, et sait donner à son personnage une maturité exceptionnelle, ne sombrant jamais dans la naÏveté infantile qui guette toujours ce genre de film. Son jeu et ses expressions sont remarquables et j'espère qu'on entendra très bientôt reparler de ce jeunot bourré de talent ! Thomas Horn vous dis-je !

Tom Hanks finalement on ne le voit que peu dans ce film, pas suffisament pour avoir un avis tranché sur sa prestation, en revanche Sandra Bullock qui joue sa femme et donc la mère d'Oskar incarne son rôle, qui est un rôle difficile, à merveille (beaucoup de scènes de crises, de pleurs, de tristesse, des dialogues tendus...).

Et enfin parmi les adultes la palme revient sans conteste à Max von Sydow qui incarne "le locataire" qui s'avérera finalement être bien plus que ça (je ne vous spoilerai pas) et qui a pour principale caractéristique d'être muet, et ainsi de devoir écrire sur un calepin à chaque fois qu'il veut dire quelque chose... Et je dois dire que c'est un excellent moyen de se rendre compte du talent d'un acteur, et pour en avoir du talent Maxou, il en a ! Quelle prestation ! Nominé aux oscars il se sera finalement fait voler la vedette par Christopher Plummer pour son rôle dans "Beginners", néanmoins on ne peut que le féliciter et surtout le remercier, car nous faire partager autant d'émotions sans parler c'est assez exceptionnel. Merci m'sieur !

La fin du film est quant à elle est très bien réussi puisqu'elle remet complètement en cause l'origine, les fondements de la quête d'Oskar avec toujours l'émotion poignante mais toute en finesse qui nous tiraille du début à la fin, de la première à la 128ème minute du film. Reprenant des scènes du début, les accordants avec des éléments passés, l'écrivain (le film est basé sur un livre) à trouvé une des meilleures fin qui soit pour la quête d'Oskar Schell, une fin qui ne laisse pas indifférent.

http://www.cinefriends.com/images/film/16/7/9/75205.jpg

 

Alors me direz-vous, quels sont les "points faibles" de ce film, ceux dont je vous ai fait part au début de l'article et dont je n'ai plus reparlé ensuite ?

Tout d'abord je dirais qu'à mes yeux (mais cela n'engage que moi) ce film manque d'un léger grain d'humour. Cela détendrait certaines scènes un peu surchargées, et apporterait un mélange des genres drame/comédie qui pourrait ici être très efficace (tant qu'il est utilisé avec modération bien sur).

Le personnage de Tom Hanks est quelque peu "clichéesque". C'est le père modèle qui s'occupe de son fils, l'élève, l'éduque, s'amuse avec lui, et lui apprend tout plein de choses en lui racontant de magnifiques histoire... Un peu trop américain comme personnage.

La voix française d'Oskar laisse a désirer, mais ce n'est qu'accessoire, le jeu époustouflant de l'acteur est visible rien qu'à ses traits.

Apparement tout le monde s'accorde à dire que le film n'égale pas le livre. N'ayant pas lu le livre je ne peux pas en juger, mais pour le coup je fais confiance à la quasi-unanimité et me dis que ça doit provenir peut-être d'un manque de folie dans l'ensemble du film. Bien qu'il soit loin d'être plat, les scènes de très grande intensité sont peu nombreuses, trop peu surement pour nous faire décoller pleinement. On s'envole, on tourne un peu en l'air... mais on n'aura jamais le jetpac pour nous propulser plus haut.

 

Voilà je pense que c'est tout ce que j'avais à dire sur ce long-métrage. J'espère que cet article vous aura servit, peu importe à quoi. Je vous laisse avec ma notation, et la bande annonce. "A ciao bonsoir" comme dirait l'autre !

 

TOTAL (/20) 16
Originalité / Scénario (/5) 3,5
Acteurs / Interprétation (/5) 5
Message véhiculé / Thèmes / Ambiance (/5)
3,5
Photographie (décors, images, musique...) (/5) 4


Bande annonce :


 


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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 12:18

Une amie, dont je tairai le nom puisque je ne lui ai pas demandé l'autorisation de l'afficher, m'a conseillé un film intitulé "Lolita"... Bon je dois vous avouer que je n'ai pas été emballé par le titre puisqu'étant de la gente masculine... Bref la morale de cette intro est : "Ne pas se fier aux titres, Non, ne pas se fier au titre..." [INTRO POURRIE]

Fiche technique :

Réalisateur : Adryan Lyne

Avec : Jeremy Irons  Dominique Swain, Melanie Griffith.

Année : 1997

Genre : Drame Romantique

Durée : 2h17

Nationalité : Français/britannique/américain

Citation favorite : Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-li-ta: le bout de la langue fait trois petits bonds le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo. Li. Ta.

 

Synopsis :

Interdit aux moins de 12 ans

Humbert, brillant professeur de lettres françaises dans une petite ville de la Nouvelle-Angleterre, loue une chambre chez une veuve esseulée, Charlotte, qui tombe amoureuse de lui. Provinçiale écervelée et bavarde, elle incarne ce qu'Humbert déteste le plus au monde, mais elle possède un atout inestimable: sa fille Dolores, dite Lolita, une espiègle et ensorcelante nymphette qui rappelle irrésistiblement au professeur le tragique amour de jeunesse dont il ne s'est jamais remis.

Critique personnelle :

               7ème réalisation en près de 2 0 ans de métier pour le cinéaste Adryan Lyne, Lolita est un Drame Romantique portant sur les thèmes de la pédophilie, de la passion et de la folie, et dont le maitre mot pour le décrire est "Dérangeant".

               Dérangeant tout d'abord de par le fait qu'un film traitant de pédophilie est peu commun tant ce sujet dans la vie courante est tabou (à juste titre). Dérangeant ensuite parce que le cinéaste nous place dans la tête du pédophile en question, Humbert, qui est aussi le narrateur du film, et ainsi nous nous identifions à lui ce qui met très mal à l'aise au début comme vous pouvez vous en douter... Enfin dérangeant parce qu'il faut bien avouer que l'actrice qui joue Lolita, et qui est loin d'avoir 14 ans comme il est dit dans le film (Dominique Swain a 17 ans en réalité), est tout à fait craquante... Sauf que pour le coup ça nous fait plus flipper qu' autre chose ! (Je vous ai mis une photo pour que vous compreniez mieux ^^). On se trouve donc plongé dans l'univers d'un pédophile, mais une petite nuance à faire quand même : ce n'est pas un pédophile dans le genre fou furieux qui va torturer et violer des jeunes filles pour assouvir ses pulsions destructrices, mais un pédophile passionné par une seule de ces jeunes filles qu'il aime par dessus tout, et ce parce que lors de sa propre enfance il a perdu son premier amour qui est mort subitement, il n'a jamais réussi à franchir un cap qui lui aurait permi de l'oublier et Lolita lui permet de parachever cet amour perdu...En gros.


                 Le scénario est tout à fait spécifique car il est tourné d'une telle manière que c'est Lolita qui passe pour la coupable et Humbert pour la victime. Lolita, qui voit bien que Humbert est sensible à ses charmes, va s'amuser avec lui et faire semblant de se donner à lui, de l'aimer, pour finalement après des mois de flirt lui faire vivre un cauchemar en lui faisant les pires coups que l'on puisse faire à un homme amoureux. Humbert lui, qui vit un rêve éveillé au début du film tant il est comblé de son aventure avec cette jeune fille qu'il aime tant, va souffrir le martyr de tout ce que Lolita lui fera subir par la suite, et finalement ce sera lui qui sortira le plus détruit de cet aventure hors du commun et loin des barrières du politiquement correct. Des rôles qui paraissent donc inversés et qui posent encore une fois la question de la morale de cette oeuvre.

 

                  Les deux acteurs principaux sont fantastiques dans des rôles extrêmement difficiles à appréhender. Jeremy Irons, ce grand acteurs ayant déjà remporté Oscars, Césars et Golden Globes confirme son énorme talent, et Dominique Swain fait elle un grand pas dans sa carrière cinématographique, même si on ne peut pas dire qu'elle ai vraiment décollé à partir de là... 

 

                  Ce film est donc à voir avant tout pour sa spécialité et son originalité, même si vous n'êtes (comme moi) pas fan de ce genre de film un peu à l'eau de rose, n'hésitez pas à faire une exception, il vaut le détour. Sachez enfin que Lolita est la mise à l'écran du livre de Nabokov du même nom, et que plus tôt (en 1962) un certains Stanley Kubrick avait déjà porté ce roman à l'écran... A voir également ? ;)

 

 

 

Voici le lien de la Bande-annonce (en VO), qui est un peu bidon en fait parce qu'elle donne l'impression que c'est un film à l'eau de rose comme on en a vu par centaine, alors que non justement...

 

www.youtube.com/watch?v=un3UmapyAAQ

 

PS : C'est MELANY CARREL !!!

                 

 

Dominique Swain (Lolita)

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 19:51

Petit article sur un véritable coup de coeur ! Alors oui je sais on m'a récement reproché de ne faire des articles que sur des films que j'aimais et pas sur ceux que je n'aime pas, mais ça tient simplement au hasard puisque presque tout les films que je critique je ne les vois que pour la première fois, il y a donc une chance sur deux que ça me plaise... Et pour l'instant j'ai plus de bonnes que de mauvaises surprises oui !

Une-drole-d-histoire.jpg

 

Une drole d'histoire (It's kind of a funny story) :

Fiche technique :

Réalisateur : Ryan Fleck & Anna Boden.

Avec :  Keir Gilchrist , Zach Galifianakis, Emma Roberts...

Durée : 1h41.

Genre : Comédie dramatique.

Année de sortie : 2010.

Nationalité : Américain.

 

Bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=lwjG1w8dLRQ

 

Synopsis :

Craig, un adolescent de 16 ans comme les autres, a des pensées suicidaires. C'est un peu la faute de ses parents, qui l'encouragent à s'inscrire à une école d'été, et de son meilleur ami est en couple avec celle qu'il aime. Il se rend lui-même à l'hôpital psychiatrique, où il est interné avec d'autres malades, dont Bob, un patient mystérieux qui a plusieurs secrets. Il rencontre aussi Noelle, une adolescente suicidaire avec qui il se lie d'amitié, et Muqtada, son co-chambreur, qui n'a pas quitté la pièce depuis des semaines. Avec l'aide des intervenants de l'hôpital, Craig va s'ouvrir à son côté artistique.

 

Critique personnel du film :

"Tiens un film avec Zach galftgnhztitstghti-machin ! Il m'a bien fait délirer dans Date Limite et Very Bad Trip, alors pourquoi pas télécharger ce film.... légalement bien sur !" : Voilà comment tout a commencé. Et je vais maintenant parachever cette aventure, cette quête, cette épopée, par cet article que je nommerai... L'Odyssée !!!.. Original non ? Bref un peu de sérieux sinon on est pas sorti de l'auberge !

Le film raconte donc l'histoire de Craig (Keir Gilchrist, celui à gauche sur la photo), un adolescent anxieux et introverti qui décide de son plein gré d'aller dans un hopital psychiatrique lorsqu'il commence à avoir des pensées suicidaires. Il y restera une semaine durant lesquelles il se liera d'amitié avec Bobby (Zach "machin", à droite sur la photo) et d'autres qui sont notifiés dans le synopsis juste au-dessus. Cela jusqu'au jour où il...... Non vous croyez tout de même pas que je vais vous raconter la fin ? ;)

Bref l'idée peut paraitre plutôt banale, "combien de film ont déjà été tournés sur le thème des hopitaux psychiatriques ?" me direz-vous. A cela je vous répondrai que les thèmes principaux de cette oeuvre ne sont pas ceux de la psychiatrie et des malades mentaux, mais ceux de l'adolescence, du mal-être et de la motivation de vie.... "Ouai bof ce n'est pas plus interessant" me martelerez vous encore. Ce à quoi je répondrai que si, ce film est interessant. Pour plusieurs raisons :

- Deux acteurs principaux, "Zach-machin" et "Keir-truc" très bons, surtout le second dans ls scènes où il doit faire le mec géné (donc les 3/4 de ses scènes quoi).

- Un comique bien dosé, pas lourd du tout. On aurait pu s'attendre au contraire vu que ça se passe dans un hopital psychiatrique.

- Une histoire d'amour teintée de philosophie.

- Des personnages attachants, drôles. Chacun s'identifiera à l'un ou l'autre des personnages (en général au personnage principal je pense..)

- Une philosophie tout au long de l'hisoire qui mine le moral et le ravive tour à tour, bref un film à émotions.

 

Les défauts :

- Une histoire d'amour pas très réaliste. Trouver l'âme-soeur dans un hopital psy à 16 ans c'est peu commun...

- Des personnages secondaires carricaturés : Il y a le beau-gosse, la bombasse, la sensible, etc...

 

Mais les avantages l'emportent facilement sur les défauts et font de ce film une subtile comédie dramatique à voir et revoir, et qui donne vraiment la pêche !

 

Si vous avez vu ce film ou que vous souhaitez le voir pour telle ou telle raison, lachez un p'tit com' on n'vous en voudra pas, bien au contraire ! ;)

 

P.S : C'est un très petit article je sais, mais je n'ai décidé de faire un article qu'après l'avoir vu et donc je n'ai pas pris de notes durant le visionnage, Voilà voilà.

 

 

 

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