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Welcome ! Bienvenue à ma remise personnelle des oscars et des gérards du cinéma mondial ! Vous trouverez ici des strass, du people, des paillettes, du mousseux, des spots, du bodyguard, mais surtout et par dessus tout : du partage !

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"Vous connaissez ma femme ? Elle est belle hein ?" Le chef, RRRrrrr !!!

 

« Ecoute Bernard... J’crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est oublies qu’t’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher... " Gilbert, Les bronzés font du ski.

 

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"- Vous voulez terminer comme ces poulets ? Vous voulez mourir Bramard ? Décapité, vidé, plumé, c’est ça qu’vous voulez ?
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"Plutôt que l'amour, que l'argent, que la foi, que la célébrité, que la justice... donnez-moi la vérité" Into the wild.


L'écologie tend à combler le fossé que l'industrie a creusé entre l'homme et les animaux.

Je compense le carbone de mon blog avec les Petits gestes écolos de bonial.fr
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 00:25

Je n'ai pas pu résister à l'envie de diversifier un peu le contenu de mon blog en partageant avec vous cet article qui je peux vous l'assurer, a été extrêmement jouissif à écrire ! Et n'oubliez pas les bonus à la fin !


P.S : Pardonnez moi pour les titres des oeuvres qui ne sont pas en italiques, un problème technique a remis toute ma présentation à zéro, et j'avais un peu la flemme de re-sélectionner chaque titre, merci !   jno.png
 

Quentin J. Tarantino, né le 27 mars 1963 à Knoxville dans le Tenessee, est un mythe. Un mythe. "A fuckin' myth" comme il le formulerait sûrement s'il devait faire parler Samuel L. Jackson dans son prochain film/chef d’œuvre à venir en janvier, Django Unchained.
Pas de biographie pour cet article qui, et c'est une première pour ce blog, va se focaliser sur un seul réalisateur, à savoir mon préféré, Tarantino.

La problématique est la suivante : Qu'est-ce qui fait de Quentin Tarantino un réalisateur si spécial ?

Un cinéphile, puis un cinéaste. Tarantino s'est fait connaître en 1992 grâce à son Thriller-Policier Reservoir Dogs, présenté aux festivals de Cannes, Toronto et Sundance. Un film en quasi-huit clos dans un repère miteux pour des bandits stéréotypés façon « film de gangster des années 40 ».    

Dores et déjà Tarantino fait part au public de ses goûts personnels, avec de nombreuses références à ses cinéastes et auteurs préférés, ce qui deviendra par la suite une véritable marque de fabrique. Des cinéastes comme Sergio Leone, Kubrick, Max Lynder, mais aussi des genres dont il reprend les principales caractéristiques : Le film samouraï dans Kill Bill 1, le Western dans Kill Bill 2, Le road movie dans Boulevard de la Mort. Il va même jusqu'à faire des références à ses propres film, comme dans ce dernier (Boulevard de la Mort) dans lequel les références à Kill Bill sont fréquentes ; ou encore dans celui-ci (Kill Bill) où il fait des références à Pulp Fiction.
    De mon point de vue c'est bien dans Kill Bill que les références sont les plus fréquentes . En écrivant ce film, Tarantino à souhaité faire comme il le dit lui même « Un film réalisé par un cinéphiles, pour les cinéphiles ». Avec un premier volet consacré presque entièrement aux films de type « samouraïs » , avec beaucoup de combats au katana, des références à toutes sortes d'arts martiaux, une bande-son aux consonances asiatiques, une partie du film se déroulant au Japon, et même un passage du film tourné sous forme d'animation de type manga ! Petit plus qui fait son effet, en ancien anglais, le mot bill désigne le sabre ou l'épée du combattant.
Le deuxième volet fait lui beaucoup plus penser à un western spaghetti, bien que le scénario et l'environnement du film n'ont, sur le papier, à priori, aucun lien avec ce genre de film. Le personnage de Budd (Michael Madsen) n'est rien d'autre qu'un John Wayne des temps modernes, vivant dans une caravane dans le désert sud-américain, ne se séparant jamais de son chapeau blanc ni de son fusil, doté d'un sang-froid implacable et de rhétorique dans la parole. La bande-son peut se confondre avec une de Sergio Leone dont il est un fervent admirateur, et la photographie du film sont dans certaines scènes de l'acabit d'un Ennio Morricone.
Des références au western sont aussi faîtes dans Inglorious Basterds, dans lequel on retrouve aussi des allusions au cinéma allemand des années 30 et surtout de grandes références aux films de guerre (Le « commando des bâtards » de Tarantino est en quelques sortes sa version des « Douze Salopards »).

 

p.pngMais qu'est-ce qu'un cinéaste qui ne fait que reprendre les goûts et le savoir-faire des autres (bien qu'il le fasse avec un talent évident) ? Tarantino a lui aussi ses propres particularités, ses propres sujets, ses propres techniques. Ainsi c'est très régulièrement que l'on rencontre dans ses films les notions de violence, de sang, de langage (aux travers de dialogues exceptionnels), d'honneur, ainsi que la prépondérance de la gente féminine, ou encore de la couleur jaune (chose loin d'être anodine, véritable marque de fabrique de Kill Bill).


    La violence. C'est la première chose qui me vient à l'esprit pour caractériser le style de ce réalisateur. La drogue, les flingues, le sang, la mort... Combien des personnages rencontrés dans Pulp Fiction sont encore vivants à la fin du film ? Combien de morts dans Kill Bill ? Avez-vous déjà vu une façon de tuer aussi glauque que celle de Stuntman Mike dans Boulevard de la mort ? Non vraiment ce qui fait triper Tarantino, c'est la violence, le choc, les spectateurs doivent être choqués devant les scalps d'Aldo l'Apache (Inglorious Basterds), mais le choc doit vite laisser place à l'amusement. Tarantino pervertit l'esprit du spectateur et en fait le complice des actes barbares de ses personnages. Vous ne vous êtes jamais dit « Quelle classe ! » en entendant Samuel L.Jackson réciter Le verset 10 de L'Ezechiel 25, avant chaque exécution (Pulp Fiction) ? N'est-ce pas jouissif de voir tous ses nazis brûler à la fin d'Inglorious Basterds ? Si le spectateur est dégoûté par ce qu'il voit, il ne sera pas diverti, ni impressionné, et là c'est un bide, on tourne au film gore. Tarantino fait dans le subtil ! La décapitation du conseiller de Oren i-shii par cette dernière, et le geyser de  sang qui lui sort du cou n'est-elle pas à la fois grotesque, gore, et terriblement divertissante ? On pouvait s'attendre à tout sauf à du sang aussi mal fait et en aussi grande quantité, chose qui d'abord impressionne, puis donne un comique de situation à cette scène. Tarantino maîtrise la violence. De la même manière qu'il maîtrise les mots.Le langage Tarantinien. Ainsi on arrive à ce que je trouve être la 2ème qualité exceptionnelle des films de Tarantino, ses dialogues.

 

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 L'utilisation du langage. On retrouve cet aspect énormément dans Reservoir Dogs et dans Inglorious Basterds, mais chacun de ces films en est imprégné. Ce mec a la faculté de vous faire passer un dialogue banal voire ridicule, en une discussion extrêmement intéressante dont on boit les paroles comme du petit lait ! Les 10 premières minutes de Reservoir dogs se déroulent dans un café, où une dizaine de gangsters sont réunis autour d'une table, en mode détente. Ils vont alors se mettre à débattre sur l'utilité ou non de donner un pourboire (qu'ils appellent « pourliche ») aux serveuses qui distribuent le café. Les acteurs sont tellement géniaux, leur façon d'en parler et DE parler tellement distrayante, et le dialogue tellement bien ficelé, que toi, spectateur, qui n'aurait jamais pensé à réfléchir à la question de la « moralité des pourliches », tu es littéralement captivé par chacun de leurs arguments, chacune de leurs mimiques, chacune de leur réaction, et puis à la fin, mince (!) tu veux tout savoir sur le pourboire ! Et ça, rappelez vous que ce ne sont que les 10 premières minutes du tout premier film de Tarantino.,, Ca fait peur...

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Dans Inglorious Basterds, il va beaucoup plus loin dans ce sens, en faisant des dialogues non plus seulement un moyen de distraire ou d'intéresser, mais en faisant du Langage une des principales thématique du film. 4 langues différentes sont parlées tout au long du film, le Colonel SS Hans Landa (personnage principal) est quadrilingue, la première scène du film est parlée en alternance tantôt en français et tantôt en anglais, des acteurs américains, britanniques, français, allemand et autrichiens ont participé à ce film, et la barrière de la langue est largement évoquée avec les fréquentes traductions qu'effectuent certains personnages (comme Wilhem Wicki), dans l'utilisation des surnoms et lors de la scène dans le hall du cinéma entre Aldo et Landa , etc...

Lors de la première scène, la langue est utilisée lors d'un interrogatoire de Landa sur le fermier français, M. Lapadite. Hans Landa lui demande :
« Monsieur LaPadite, je dois dire que c'est toujours avec un grand plaisir que je pratique la langue de Molière. Il se peut néanmoins que je passe à l'anglais pour m'amuser au cours de la discussion, et vous me suivrez. Je crois savoir que vous parlez un anglais tout à fait correct, n'est-ce pas ? »
Et en effet au milieu de la discussion il se mettra à parler anglais, chose qui aura un double effet et donc une double utilité pour lui : Tout d'abord il pourra plus aisément déstabiliser Lapadite en le faisant parler anglais que dans sa langue natale. Deuxièmement, cela lui permettra de trouver les juifs cachés sous le plancher sans que ceux-ci aient compris qu'il les cherchait. Encore une fois, cette (longue) scène est la première du film, et sa mise en scène tient de l'exceptionnel en matière de cinéma. A mes yeux c'est même une des plus belles scènes jamais tournée. Elle démontre la capacité de Tarantino a s'introduire, lui et ses idées, dans son propre film. Il insert dans cette scène (et dans tant d'autre) une thématique non nécessaire mais qui lui tient à cœur, et qui finalement ne sera que d'autant plus bénéfique au film !... Me suis-je fait comprendre correctement ? J'espère que je ne suis pas trop flou...

 

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Les femmes. Tarantino laisse aussi une grande place aux femmes dans ces films, avec des rôles souvent clés. Dans Jackie Brown et Kill Bill , les personnages principales sont des femmes. Dans Pulp Fiction, l'une des 5 ou 6 personnages principaux est une femme également.Dans Inglorious Basterds, c'est Sushanna Dreyfus (Melanie Laurent) qui met le feu au cinéma. Dans Boulevard de la mort, certes le personnage principal est masculin, mais tous les autres sont féminins (8 ou 9 personnages secondaires féminins). Ce film est d'ailleurs l'occasion pour lui de dévoiler sa passion pour les pieds de femmes (un brin pervers Quentin).
Son actrice favorite est sans aucun doute Uma Thurman, qu'il a rendu célèbre dans Pulp Fiction, avant de l'éterniser en la mettant en tête d'affiche comme personnage principal des 2 Kill Bill.

 

Ses acteurs. Tarantino a toujours eu ses préférés, ses favoris. Des acteurs qui reviennent régulièrement dans ses films. Depuis peu, sa nouvelle coqueluche est Christoph Waltz, qui après avoir interprété le rôle extraordinaire de Hans Landa (Il a raflé l'oscar pour cette interprétation), va bientôt être de nouveau en tête d'affiche de son prochain film Django unchained. Mais il n'y a pas toujours eu Waltz. Et avant lui bien des acteurs se sont succèdés, certains plusieurs fois. C'est le cas notamment de Samuel L. Jackson, qui réalisa ses plus grandes performances d'acteur auprès de Tarantino, dans tour à tour : Pulp Fiction (Oscar du meilleur second rôle), Jackie Brown (Illumine le fil à lui seul), et après un petit rôle dans Kill Bill 2, on attend désormais son grand retour dans Django Unchained !
Michael Madsen, Harvey Keitel et Tim Roth ont eux aussi été très « utilisés » par le virtuose, souvent dans des rôles de gangsters, des mafieux, des bad-asses quoi.
Il y a aussi des acteurs qui lui ont toujours résisté, alors que celui-ci les réclamait (extrêmement rare). C'est le cas de Leonardo di Caprio qui a déjà tourné le dos aux propositions de Tarantino a plusieurs reprises... Mais est-il vraiment possible de dire « non » au Master ? Dire non au Boss ? Di Caprio a craqué, et grand bien il lui en fait car il sera à l'affiche de Django Unchained, avec Jackson, Waltz, Jamie Foxx et les autres. Un très bon choix professionnel et artistique à mon avis.nn.png

 

Le cinéaste. Néanmoins, que sont des acteurs s'ils ne sont pas mis en scène, ou s'ils ne sont pas mis en scène correctement ? L'homme dont je vous parle SAIT mettre en valeur une scène, un acteur, une phrase, un paysage ou quoi que ce soit aussi aisément et avec autant d'habilité que s'il s'agissait pour « L'Ours Juif » de jouer au baseball avec la tête d'un nazi (cf Inglorious Basterds).
Tarantino est un autodidacte. Il n'a pas appris le cinéma à l'école, il n'avait d'ailleurs que peu d'intérêt pour cette institution. Il a appris sur le tas, en regardant ses amis tourner de petits court-métrages amateurs, en faisant ses propres expérimentations, en s'inspirant des films qu'il allait voir à volonté au cinéma, en travaillant comme projectionniste dans un cinéma porno à 15 ans (véridique). C'est alors qu'il se découvre des talents de scénariste, un talent qu'il va d'abord mettre à profit notamment en vendant quelques scénarios à de grands noms du cinéma comme Oliver Stone ou Tony Scott. Plus tard il réalise avec un ami son premier film « My best friend's birthday » avec 5000 dollars comme budget. Malheureusement la moitié de la bobine brûle dans un incendie, le film reste donc inachevé. C'est avec Reservoir Dogs qu'il montre pour la première fois ses talents de réalisateur. Harvey Weinstein fut intéressé par son scénario et décida de lui donner les moyens de le réaliser, lui apportant au passage une palette d'acteurs de renom prêts à s'investir dans ce projet osé (Harvey Keitel, Tim Roth, Michael Madsen...). Le succès est au rendez-vous, que ce soit financièrement ou artistiquement, ce film est une réussite totale, et Quentin Tarantino dévoile ses talents aux yeux de tous.
Puis c'est la consécration, Pulp Fiction.Un scénario en béton armé, des acteurs démentiels et une réalisation parfaite. Une palme d'Or  à Cannes. C'est dans ce film que Tarantino va le plus déployer son art de la mise en scène. Une narration non-linéaire, formant une espèce de puzzle filmique dont les personnages sont multiples et complexes. Des montages inversés mordants, aux plan-séquences passionnants, en passant par des chevauchements spatio-temporels saisissants (le fait de revoir plusieurs fois la même scène, sous différents point de vue. Il réutilisera cette technique dans Jackie Brown), Tarantino va faire de ce film une révolution cinématographique pleine d'audace et aujourd'hui encore pris en exemple !

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Puis le temps passe et la suite se fait attendre. En effet 10 années s'écoulèrent entre Pulp Fiction (1994) et son deuxième succès planétaire, le diptyque Kill Bill (2003 et 2004). Le film séduit par sa réalisation, et les deux volets,qui originairement n'auraient dû faire qu'un, remporte un succès intégral, et élargissent un peu plus encore la légende d'un réalisateur peu commun.
5 années plus tard (2009), Inglorious Basterds débarque comme une bombe cinématographique, starring Brad Pitt, Christoph Waltz, Eli Roth et Melanie Laurent, ce film de 2h30 tranche avec le genre Tarantino qui n'avait jamais encore fait mention de son goût pour les films de guerre. Bien sur c'est une réussite : 3 Millions d'entrées en France. 6 prix pour 26 nominations, 6 prix qui sont pour la plupart décernés à Christoph Waltz (à Cannes, aux oscars etc...). Une critique et un public conquis. Inglorious Basterds fait très vite oublier les 5 ans d'absences de son réalisateur... 5 ans ?
Pas vraiment non, car un film est passé inaperçu en 2007 : Boulevard de la Mort. Faisant partie du diptyque « Grindhouse », tourné en coopération avec le collègue et ami de Tarantino du nom de Robert Rodriguez, ce thriller-road movie mettant en scène Kurt Russel au volant d'une Chevrolet Nova, a été un échec commercial (3 millions d'entrées dans le monde seulement), mais pas un échec artistique. Il a reçu des critiques plutôt positives, notamment en France, mais pour moi elles ne sont pas à la hauteur du film génialissime qu'il représente. Quoiqu'il en soit ce film est passé quasiment inaperçu un peu partout, et la sortie d'Inglorious Basterds est perçue comme un événement (ce qu'elle a été en effet).
S'il y a une remarque que chacun pourrait faire quand à ce léger résumé de la carrière de Tarantino, c'est la fréquence à laquelle sont sortis ses films. Tarantino fait partie de ces cinéastes qui ont besoin de temps pour réaliser leurs films. Mais il fait aussi partie de ceux dont chacun des films est un chef d’œuvre. Il met longtemps à créer ses films, mais il le fait BIEN, que peut-on lui demander de plus ? De nous en mettre encore plein la vue début 2013 avec Django Unchained !

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Sa musique. Je voudrais maintenant vous parler d'un point qui est pour moi l'un des plus remarquables dans les films de Tarantino, et pour la simple et bonne raison qu'il a toujours  attaché une grande importance à ceci, et qu'il passe pour chaque film un temps fou, afin que cet aspect là de son œuvre soit la plus parfaite possible, et qu'elle s'accorde au mieux  avec l'ensemble de celle-ci pour former un tout bien plus que cohérent : la bande-son.
Les bande-sons de Tarantino sont percutantes, comme dans Kill Bill ; sont dansantes, comme dans Pulp Fiction ; sont grandiose, comme dans Inglorious Basterds ; ou quasi-inexistante, comme dans Reservoir dogs. Mais peu importe leur style, elles s'accordent toujours avec l'ensemble du film, et arrive même souvent à lui donner une dimension encore plus importante. Je pense notamment à la danse de Pulp Fiction devenue culte ou au thème de Kill Bill reprit un nombre incalculable de fois (comme dans Téléfoot pour les connaisseurs). Cette faculté à accorder parfaitement image & son vient peut-être chez Tarantino du fait que c'est au moment où il écrit les scènes de son scénario qu'il choisit la musique qui ira avec (chose très peu commune chez les scénaristes!), on peut même dire qu'il choisit la scène en fonction de la musique ! Le résultat est bluffant ! Il peut vous faire passer une scène d'interrogatoire pour un western ou une scène de maquillage pour un départ pour le champ de bataille. Great ! De plus il n'hésite pas à utiliser des musiques d'un genre considéré comme « has been », et ce faisant, il arrive même régulièrement à remettre ce genre au goût du jour : je fais ici référence notamment à la bande-son de Pulp Fiction bien sûr.

 

 

L'homme. Je termine ce portrait de Quentin Tarantino en vous brossant un rapide portrait de l'homme en soi, sa personnalité, ses particularités. Professionnellement Tarantino est un virtuose, vous l'aurez compris. Sa carrière est - à mon goût - un sans faute, chaque film qu'il a réalisé comporte des éléments nouveau par rapport au précèdent, tout en gardant la « Tarantino's touch », la chose qui l'immortalisera, que ce soit le personnage, l'acteur, la scène ou le film entier. Tarantino ne fait jamais deux fois le même film, il explore différents horizons, les étudie, puis se les approprie et finalement leur donne une nouvelle dimension à travers son œuvre. Tarantino s'inspire des autres mais ne vole aucune idée... Puis il devient modèle à son tour. Tarantino est le genre de personne capable de remanier entièrement la scène finale de Django Unchained au moment de la tourner (véridique). Tarantino est le genre de gars qui fait un film où une voiture est une arme de mort perverse, où une belle blonde se fait extirper son (seul) œil à main nue, où un des personnage principal se fait kidnapper par un psychopathe sadomasochiste au beau milieu du film sans que cela n'ai aucun lien avec l'intrigue... Le genre de gars qui fait un film où Hitler se fait massacrer.
Bref Tarantino a ce qu'il manque a beaucoup de réalisateurs : le génie. Mais on ne peut pas les blâmer pour cela évidement.
Tarantino est narcissique, il aime avoir un petit rôle dans chacun de ses films, pour s'amuser peut-être, ou simplement pour s'imposer, affirmer qu'il est de partout dans son film, des deux côtés de la caméra, déclarant que « I'm the boss », c'est tout.
Tarantino est excentrique. Tarantino n'a rien a envier à Gainsbourg car Tarantino fait un doigt d'honneur au public alors qu'il est en train de recevoir la Palme d'Or... True Story.
Et je pense que le mieux avec Tarantino, c'est son âge, 49 ans... Il va bien continuer à nous faire rêver pendant 20 ans n'est-ce pas ? A moins qu'il laisse tout tomber du jour au lendemain, pour aller vivre à Okinawa avec Uma Thurman, qui sait, après tout ? En parlant de ces deux là, depuis quelques années déjà court une rumeur TRES sérieuse et presque confirmée par Tarantino, qu'il envisagerait de réaliser la suite de Kill Bill … Non en fait de réaliser 2 suite de Kill Bill. J'imagine déjà : « Kill Bill 3  au cinéma en 2015 » suivit de « Kill Bill 4, en 2016 dans vos salles » : le Rêve !
Et....et....

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.….Et voilà... je pense avoir fait le tour de tout ce que j'avais à dire sur Lui. Alors je vois bien certains d'entre vous (ceux qui auront eu le courage de lire cet article jusqu'au bout) arrivés avec leurs gros sabots et cette fameuse réplique : « C'est bien beau tout ça, mais tu parles pas de ces défauts. M'enfin ch'ai pas il est pas parfait ton pote ! ». A ceux là je réplique dès maintenant pour ne pas avoir à le faire plus tard : Shut the fuck up...... C'était une blague évidement. Je leur répondrais que si je devais trouver un seul inconvénient au style Tarantino, c'est qu'on ne le verra jamais (certainement) réaliser un drame romantique qui brise le cœur, ou une comédie bien poilante à s'en plier en deux. Mais est-ce vraiment un défaut ? Ou plutôt juste une contrainte de son style si particulier ? J'ai ma petite opinion là dessus mes amis.

 

Merci ! Cet article d'une longueur aveuglante est désormais terminé, j'espère qu'il vous aura plus à tous et à toutes autant qu'à moi il a m'a plu à être écrit, et que vous saurez le retrouver dans ce portrait que j'ai peint de lui . Merci pour votre patience, et merci pour vos commentaires si vous avez eu la délicatesse d'en déposer un. Encore merci ! Passez une charmante journée / vie, et sur ce je vous quitte avec quelques bonus Tarantinesques ! Peace !

 

 

Bonus Tarantinesques !



Graphique : Si je devais découper Tarantino (avec respect bien sûr) en 100, je le ferait ainsi...

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Classement des films de Tarantino par préférence :

6ème : Jackie Brown
5ème : Boulevard de la mort
4ème : Reservoir Dogs
3ème : Kill Bill

2ème : Inglorious Basterds
1er : Pulp Fiction

La compétition a été féroce entre Inglorious Basterds et Pulp Fiction, et encore maintenant j'ignore si mon choix est vraiment le bon.
J'ai également beaucoup hésité entre Boulevard de la Mort et Reservoir Dogs, et j'ai finalement tranché, mais je dois dire que je les aime autant l'un que l'autre .
Et pour finir je dois vous confier que ça me fait TREEEEES mal de mettre Kill Bill 3ème de ce classement, sachant que s'il avait été fait par n'importe quel autre réalisateur (ou presque), il serait automatiquement arrivé à la première place. M'enfin ,Tarantino oblige, il faut savoir faire des sacrifices.

La vidéo du doigt d'honneur de Tarantino à Cannes !


 




La fameuse sçène de l'interrogatoire de Landa dans Inglorious Basterds!

 

 

 

Quelques chiffres à propos des films de Tarantino : (source Wikipédia)
 


 

Film Budget Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de France France Monde Monde
Reservoir Dogs (1992) 1 200 000 $40 2 832 029 $40 310 398 entrées40 22 032 029 $40
Pulp Fiction (1994) 8 000 000 $41 107 921 755 $41 2 864 640 entrées41 212 921 755 $41
Jackie Brown (1997) 12 000 000 $42 39 673 162 $42 1 335 402 entrées42 84 473 162 $42
Kill Bill: Vol. 1 (2003) 30 000 000 $43 70 099 045 $43 1 951 500 entrées44 180 949 045 $43
Kill Bill: Vol. 2 (2004) 30 000 000 $45 66 207 920 $45 1 465 940 entrées45 152 159 198 $45
Boulevard de la mort (2007) 53 000 000 $46,47 25 031 037 $46,47 627 459 entrées48 50 187 789 $46
Inglourious Basterds (2009) 70 000 000 $49 120 523 073 $49 2 847 740 entrées49 313 582 998 $49

 

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